Une mère gifle la maîtresse de sa fille : la peine ramenée à 1 mois en appel

Une mère de famille, condamnée en mars à un an de prison ferme par le tribunal correctionnel de Roanne (Loire) pour avoir giflé la maîtresse de sa fille, a été remise en liberté après avoir vu sa peine fortement réduite en appel.

Cette Rom kosovare de 28 ans, mère de cinq enfants, dont un bébé de 12 mois qu’elle allaitait toujours lors de son incarcération, a été condamnée par la Cour d’appel de Lyon à 12 mois de prison, dont 11 mois avec sursis mercredi, a-t-on appris mardi auprès de son avocat.

En première instance, une peine nettement plus lourde — 18 mois dont six mois avec sursis — avait été prononcée suscitant l’indignation même dans le camp de la plaignante qui ne s’attendait pas à ce « qu’une mère de famille soit envoyée en prison ».

La cour d’appel a par ailleurs annulé la condamnation à ne plus résider sur la commune de Mably (Loire).

« La cour que j’avais saisie le soir même du jugement de première instance, le 6 mars dernier, d’une demande de remise en liberté, a proposé de rejuger l’affaire sur le fond le 18 avril« , explique Me Jamel Mallem, le nouvel avocat de la jeune femme « dont le casier judiciaire était vierge« .

« En appel, ma cliente a reconnu les faits nés d’un malentendu, car sa fille de cinq ans s’était elle-même fait une bosse à la tête. Alors qu’elle avait dans un premier temps dit à sa mère qu’elle avait été frappée par la maîtresse« , indique Me Mallem.

Le 27 mars 2017, la jeune mère avait infligé à l’institutrice plusieurs gifles, tirant son écharpe et sa queue de cheval, sous le regard d’élèves, de parents et d’autres enseignants. Une agression qui avait entraîné trois jours d’ITT (incapacité totale de travail).

Avec AFP

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