Il est venu assister au procès de la quarantenaire qu’il dit toujours aimé. Elle, tout de treillis vêtu, semble beaucoup moins sereine. À la barre, elle explique être « stressée et fatiguée », et « avoir du mal à assumer les mauvaises paroles ». Des difficultés personnelles que Marie semble noyer dans l’alcool. « J’ai besoin de voir un psy pour me calmer. Il me faut des soins ».

D’autant que l’intéressée n’en est pas à son coup d’essai. Déjà condamnée en 2012 pour des violences, elle reconnaît surtout avoir déjà porté un coup de couteau à l’épaule à son nouveau compagnon. Lui, n’a pas porté plainte à cette époque. Malgré l’attachement que semblent toujours se porter les deux individus, le ministère public avancera une interdiction de contact entre la compagne violente et sa victime.

Un an de prison ferme, dont quatre mois avec sursis, sera avancé devant la « gravité des faits ». Le coup de couteau porté au niveau du bras droit mercredi dernier, ayant entraîné une déformation du poignet et près de 30 jours d’ITT.

Cette tension que semble subir Marie, trouvera une explication dans la plaidoirie de son avocat Guillaume Motos. « Comme elle vous l’a elle-même expliqué, elle a besoin de soins. Marie a un passé très dur, puisqu’elle est l’enfant d’un viol qu’a connu sa mère. Elle a un véritable problème de gestion de la colère, qui nécessite de l’aide. Pas de la prison ferme », note la robe noire.

Un argument qui a visiblement fait mouche, puisque le tribunal a finalement réduit la peine à deux mois de prison ferme et dix mois de prison avec sursis après les délibérés. Marie a immédiatement pris la direction de Domenjod pour purger sa peine. Elle devra désormais suivre des soins pour apprendre à gérer sa colère, et contrôler sa consommation d’alcool.

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