Grâce à l’exploitation par les enquêteurs de disques durs, disquettes et CD-ROM appartement à l’enseignant, huit autres victimes, originaires de Vénissieux cette fois, ont pu être recensées. Les faits remontent à 2002-2003.

C’est la femme de l’agresseur condamné en juin 2008 à six mois de prison avec sursis pour avoir téléchargé des images pédopornographiques et mort en prison en 2016 après s’être suicidé, qui les avait retrouvés dissimulés dans le double toit de leur maison.

Ces supports contenaient “environ 512 000 photos et plus de 11 000 vidéos dont la grande majorité provient d’internet où il les avait soit achetées soit reçues en peer-to-peer (échange d’internaute à internaute)”, avait précisé en 2017 le procureur de Grenoble, Jean-Yves Coquillat.

Amnésie traumatique

L’une des victimes nouvellement identifiées, “qui avait totalement oublié” son agression, a été confrontée aux faits commis sur elle quand elle était scolarisée en 2002 à Vénissieux lors de sa convocation par les enquêteurs.

Depuis ces révélations, sa cliente serait dans une “difficulté psychologique extrême”.

L’instituteur n’étant plus de ce monde pour être jugé, une procédure afin de faire reconnaître la responsabilité de l’État serait envisagée.

Malgré sa condamnation il y a 10 ans, le directeur n’avait pas écopé d’une interdiction d’entrer en contact avec des enfants.

AFP