Meurtre Alicia : Encore des zones d’ombres dans la mort de l’adolescente à Toulouse

Les obsèques d'Alicia Camilleri, 14 ans, au cimetière Saint-Martin à Gaillac. / © Sylvain Duchampt

Alicia Camilleri, l’adolescente de 14 ans tuée la semaine dernière à Beauzelle, près de Toulouse, a été enterrée ce mercredi à Gaillac, dans le Tarn, au cimetière Saint-Martin. Des centaines de personnes sont venues lui rendre un dernier adieu.

Un cercueil blanc, des roses rouges, et l’air de la chanson Alléluia jouée au violoncelle… Alicia, tuée à l’âge de 14 ans, a été inhumée à Gaillac, dans le Tarn, au cimetière Saint-Martin.

Près de 300 personnes, proches et anonymes, ont assisté à la cérémonie funéraire aux côtés de Mélodie, la maman d’Alicia.

Ce que l’on sait : 

Un après-midi entre ados comme il s’en déroule des milliers tous les jours. À Toulouse ou ailleurs. Avec ses parts d’ombre et de lumière, ses petits secrets, ses petits mensonges dont personne n’imagine les conséquences. Nous sommes le jeudi 19 avril et la vie d’Alicia, 14 ans, va basculer. Cette native d’Albi ne le sait pas. Personne ne le sait. Surtout pas son père qui l’accompagne jusqu’au cœur de Beauzelle, commune qui touche Blagnac, à côté de Toulouse.

Cette jolie jeune fille, déjà grande et belle, toujours souriante, a rendez-vous avec un garçon un peu plus âgé. Il a 17 ans. Elle le connaît un peu. Lui, charmeur, joue les hommes sur sa moto. Il lui a fixé rendez-vous dans un appart. Chez lui, a-t-il affirmé. En réalité chez un copain.

Alexandre, un cuisinier un peu paumé

Le locataire de ce petit T2 au rez-de-chaussée est un garçon de 19 ans qui s’appelle Alexandre. Il a quitté Reims et ses parents voilà déjà quelques mois. Prendre le large, grandir. Seulement son installation si loin des terres crayeuses de Champagne-Ardenne ne s’est pas passée comme il l’avait sans doute imaginé. Alexandre a travaillé dans un premier restaurant du côté du centre commercial de Blagnac. Puis dans un autre à Beauzelle. Cuisinier de formation, il a aussi accepté de jouer les serveurs. Pour manger, s’en sortir. Mais il vient d’être mis à la porte.

Et dans son appartement, à part son serpent et sa console de jeux, pas grand-chose. Pas grave. Cela suffit à attirer les copains et à favoriser les échanges pour créer ce qui ressemble à un semblant de vie sociale. Une vie parfois un peu agitée. D’ailleurs, les gendarmes connaissent ce garçon que ses voisins trouvent beaucoup trop bruyant, le soir venu.

21 heures, Alicia se retrouve seule avec Alexandre

La visite d’Alicia, qu’il n’a jamais vue, et de son copain qu’il connaît mieux, comme d’autres à Beauzelle, doit remplir son après-midi. Ça parle, ça rigole. Cela se passe plutôt bien. Enfin, on l’imagine. «Parce que nous ne savons rien, ou si peu. À part les conséquences, terribles, inacceptables», prévient Me Christophe Bories. Cet avocat toulousain a été mandaté par la famille de la mère d’Alicia. Mélodie avait 18 ans quand Alicia est née. Le couple s’est séparé 3 ans plus tard. Sa mère s’est battue pour élever sa fille «au mieux». Aujourd’hui, cette femme de 33 ans se débat face à la cruauté du monde.Retour au jeudi 19 avril. En fin d’après-midi, un message est arrivé sur le téléphone portable du père d’Alicia, un homme de 38 ans qui vit à Verdun-sur-Garonne et travaille à Cornebarrieu. Sa fille lui demande de pouvoir dîner «avec ses amis». Le père accepte. Un rendez-vous est calé à 21 heures. Sa compagne viendra récupérer l’adolescente. Est-ce elle qui a bien envoyé ce message ? Probable. Le trio partage des pâtes dans le petit appartement de Beauzelle mais le copain d’Alicia a décidé d’aller «s’amuser» ailleurs. Il a une soirée d’anniversaire. Il laisse Alicia et Alexandre. Il est presque 21 heures.

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