Etudiante de Sciences Po Toulouse : toujours aucune trace dix jours après

Cela fera dix jours ce samedi que Marie Saether Ostbo, étudiante norvégienne à Sciences Po Toulouse, aura disparu en Afrique du Sud. Dix jours de recherches infructueuses pour retrouver la jeune femme de 20 ans, disparue mercredi 18 avril vers 18h30, alors qu’elle était partie faire une balade sur la plage de Sedgefield à une centaine de mètres de son hôtel. L’étudiante effectuait un voyage privé avec une autre étudiante de sa promotion pendant les vacances.

« Un choc immense » à Sciences Po Toulouse

Ce vendredi, le professeur Olivier Brossard, directeur de Sciences Po Toulouse, a adressé un courriel aux étudiants qui sont sous le choc de cette disparition. « Cette disparition est pour nous un choc immense. Aucune hypothèse n’est exclue, à notre connaissance, à ce jour. Nous sommes en contact avec les autorités, les ambassades, la famille et les amis et proches de Marie », expose le directeur.

« Nous avons mis en place une cellule psychologique pour assister les étudiants choqués par ce drame. Nous avons rencontré les étudiants du DU pour leur apporter notre soutien et tenter de répondre à leurs questions. Nous continuerons à le faire autant que nécessaire », explique Olivier Brossard qui veut livrer aussi un message d’espoir. « En l’absence d’explication sur ce qui s’est réellement passé, il nous faut conserver espoir. Marie est une jeune femme pleine de ressources et très appréciée de ses camarades. Je sais qu’elle voudrait que nous portions ce message. »

« Nous vivons dans l’espoir » dit son père

La famille de Marie a encore de l’espoir de la retrouver. « Nous vivons dans l’espoir que Marie soit vivante et qu’elle soit retrouvée et qu’elle revienne à la maison », explique le père Atle Otsbo. « Nous avons été rassurés par la police norvégienne que la police fonctionne bien en Afrique du Sud. Nous avons choisi de faire confiance », a poursuivi le père de Marie. La famille a refusé les propositions d’enquêteurs privés.

Le ministère des Affaires étrangères norvégien aide la famille et, par l’intermédiaire de l’ambassade de Norvège à Pretoria, entretient des contacts étroits avec les autorités sud-africaines.

Toujours des recherches en Afrique du Sud

En Afrique du Sud, les recherches se poursuivent même si elles ont été allégées. Les recherches en mer et par hélicoptère ont été interrompues. « Il y aura toujours des recherches dans la zone où elle a été vue pour la dernière fois, mais moins de personnes seront impliquées. Les recherches seront maintenant principalement effectuées par des personnes à pied », a déclaré Malcolm Pojie, porte-parole de la police de Sedgefield, cité par NRK.

La police sud-africaine collabore avec la police norvégienne, qui a offert ses services. Un contact a été établi mardi dernier. Par ailleurs, la police locale de Stavanger, ville norvégienne d’où est originaire Marie, a mis quatre enquêteurs sur l’affaire.

Les chaussures et le téléphone portable de Marie ont été retrouvés sur la plage de Sedgefield après sa disparition. Les enquêteurs ont également trouvé des casquettes ne lui appartenant pas. Ces éléments sont en cours d’analyse.

Marie a été filmée par une caméra de surveillance quand elle est descendue à la plage. Un pêcheur et un chien ont également été filmés par la même caméra juste avant son passage. L’homme a été interrogé par la police, mais il n’y a aucun lien avec la disparition.

Avec la DPM et Technomedia 

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