Angélique, 13 ans, retrouvée morte : ce que l’on sait de l’enquête

Angélique, 13 ans, était portée disparue depuis mercredi à Wambrechies (Nord). Son corps a été retrouvé dans la nuit de samedi à dimanche dans une forêt de Quesnoy-sur-Deûle (Nord). Un homme, condamné pour viol en 1996, a avoué « l’avoir étranglée ».

L’inquiétude a viré au drame. Le corps d’Angélique, 13 ans, a été découvert dans la nuit de samedi à dimanche dans la forêt de Quesnoy-sur-Deûle (Nord). L’adolescente avait disparu quatre jours plus tôt à Wambrechies. Un homme, condamné par le passé pour viol, a reconnu l’avoir tuée.

Que s’est-il passé ?

Vendredi, la police émet un avis de recherche. Angélique, blonde aux yeux bleus mesurant 1,53 m, a disparu depuis mercredi 16h30 dans la commune voisine de Wambrechies, une ville de près de 10.000 habitants située à une dizaine de kilomètres au nord de Lille. L’adolescente a laissé « un mot disant rejoindre des copines pour ensuite rentrer, mais n’est jamais rentrée » chez elle, décrivent alors les policiers qui jugent cette disparition « inquiétante ».

Dès jeudi, une brigade cynophile, et des pompiers plongeurs sont sollicités pour la recherche d’un corps à proximité du port de plaisance, en bordure de la Deûle. Une battue est également organisée dans la ville vendredi rassemblant une centaine de personnes dont des proches de la jeune fille. Mais Angélique reste introuvable.

Le témoignage-clé

Si les recherches n’aboutissent pas, la police a recueilli le témoignage important d’un enfant de 10 ans. Il aurait vu Angélique vers 16 heures 30 dans un jardin public. Le jeune garçon explique l’avoir vu « partir avec un homme qu’elle semblait connaître », écrit le procureur de la République de Lille dans un communiqué dimanche.

Grâce à ce témoignage et  à de nouvelles investigations s’appuyant notamment sur le fichier des délinquants sexuels, les enquêteurs de la direction régionale de police judiciaire à remonter la trace d’un homme de 45 ans, demeurant également à Wambrechies, près du jardin public en question. Il le place en garde à vue samedi soir.

Le suspect passe aux aveux

Le gardé à vue « a très rapidement avoué les faits, et a emmené ces enquêteurs, accompagnés de ceux de la direction départementale de la sécurité publique du Nord, co-saisie de l’enquête, à l’endroit où il avait abandonné le corps de la jeune fille », explique le parquet de Lille dimanche.

Selon nos informations, le suspect, âgé de 45 ans et condamné par le passé pour des faits de viol et d’agression sexuelle a déclaré aux enquêteurs avoir emmené la fillette chez lui en prétextant un motif fallacieux et aurait, une fois sur place, tenté d’abuser d’elle. Selon ses déclarations, elle lui aurait opposé « une vive résistance » et l’aurait alors étranglée par peur et énervement. Il a ensuite indiqué avoir mis le corps dénudé d’Angélique dans la forêt de Quesnoy-sur-Deûle, où il a été effectivement découvert vers 1h30 dans la nuit de samedi à dimanche.

Un lourd passif judiciaire

Le procureur a confirmé dans un communiqué dimanche le passé judiciaire du mis en cause condamné « en 1996 pour des faits commis en 1994, qualifiés de viol avec arme, attentats à la pudeur aggravés et vol avec violence ». « Lorsque le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS) a été créé par la loi du 9 mars 2004, cette condamnation a été reprise et a donc entraîné son inscription dans ce fichier », précise-t-il.

Selon nos informations, le quadragénaire habitait près du parc où Angélique a été vue pour la dernière fois par le témoin de dix ans. L’adolescente habitait également non loin de là. Connaissait-elle le suspect ? Les investigations tout comme l’audition de cet homme se poursuivent. Une autopsie de la victime sera pratiquée lundi. Elle permettra d’étayer ou non les aveux et descriptions du suspect.

Avec LCI 

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