Valence : le psychologue détenait des images pédopornographiques

Un homme de 34 ans était poursuivi pour détention d’images pédo-pornographique. Il s’agit “seulement” d’une dizaine de photos parmi 123 clichés d’hommes nus, et de deux vidéos parmi une quinzaine.

Par rapport à d’autres affaires similaires, c’est peu, d’autant que ces vidéos et photos sont anciennes. Ce qui complique l’affaire c’est que leur détenteur exerce le métier de psychologue, et au moment des faits, travaillait dans un centre médico psychologique accueillant des enfants.

Père d’un enfant de 3 ans

L’ex-épouse de l’accusé, elle-même agent de la protection judiciaire de la jeunesse, a alerté la police suite à sa découverte des deux fichiers, cachés dans un dossier “cours de psycho” (!) sur l’ordinateur familial.

Ce père de famille, il a un enfant de 3 ans, lui aurait expliqué alors avoir eu un passé homosexuel et avoir conservé ces fichiers sans raison, “parce qu’il garde tout” et les avoir “oubliés”. Il les avait pourtant consultés un 1er  janvier 2015.

« Je ne me vivais pas comme détenteur d’images pédo-porno », explique l’homme qui ne les a pourtant pas détruites.

Le psychologue semble avoir très mal vécu sa garde à vue, il a été, depuis, licencié et ne voit plus son fils qu’en “lieu neutre” suite à décision du juge aux affaires familiales.

« Pas un prédateur sexuel »

Son défenseur, Me Flaud voit dans cette affaire une tentative de l’ex-épouse pour “séparer le père de son fils”.

Il dénonce l’acharnement du juge d’instruction et demande que son client ne “soit pas marqué au fer rouge sur le plan professionnel”.

« Vous n’êtes pas un prédateur sexuel, avance le ministère public, mais comment voulez-vous que nous continuions à vous faire confiance ? Vous semblez minimiser cette détention d’images ». Et de réclamer une peine avec sursis et l’interdiction d’effectuer un travail ou un bénévolat avec des enfants pendant 10 ans.

Le tribunal le suivra, condamnant le psy à 8 mois avec sursis avec une obligation de soins (ce qu’il faisait déjà). Outre les 10 ans d’interdiction d’activité en contact avec des enfants, l’homme sera inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles. L’association “Enfance et partage”, partie civile, reçoit l’euro symbolique.

Avec DL

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