Attaque à Paris : l’assaillant est né en Tchétchénie et l’attaque revendiquée par Daech

Au lendemain de l’attaque au couteau, en plein cœur de Paris, qui a fait un mort – un passant âgé de 29 ans – et quatre blessés désormais hors de danger, l’enquête se poursuit. L’assaillant, identifié ce dimanche, est un jeune homme né en 1997 en Tchétchénie. L’attaque a été revendiquée par Daech samedi soir.

8 h 45 : le terroriste n’avait pas d’antécédent judiciaire, a indiqué une source judiciaire.

8 h 42 : l’assaillant est un homme brun, aux cheveux longs et à la barbe non taillée. Sans papiers sur lui, il a pu être identifié par ses empreintes digitales ou génétiques, ou encore par le biais de son téléphone, d’après le consultant police-justice de BFMTV, Dominique Rizet.

 8 h 35 : le ministre Gérard Collomb présidera une réunion d’état-major ce matin à 10 heures.

7 h 51 : samedi soir, un policier a fait usage d’un pistolet à impulsions électriques pour maîtriser l’assaillant. Mais le pistolet n’est pas parvenu à neutraliser l’individu.

7 h 35 : l’assaillant est identifié. Français, il est né en Tchétchénie en 1997. Ses parents ont été placés en garde à vue.

UN MORT, LES BLESSÉS HORS DE DANGER

Un passant âgé de 29 ans a été tué et quatre personnes blessées. Les blessés sont hors de danger, a indiqué dans la nuit de samedi à dimanche le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb.

Un homme de 34 ans a été transporté en « urgence absolue » à l’hôpital parisien Georges-Pompidou et une femme de 54 ans a aussi été grièvement blessée. « La personne la plus grièvement blessée (…) va mieux », elle « a été opérée et donc aujourd’hui elle est sauvée », s’est réjoui dans la nuit Gérard Collomb.

Une femme de 26 ans et un homme de 31 ans l’ont été plus légèrement.

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Gérard Collomb

@gerardcollomb

Je retrouve à l’hôpital Georges Pompidou les policiers qui ont neutralisé en quelques minutes l’assaillant de la rue .
Ils ont fait honneur à leur uniforme, fidèles à la devise de la @PoliceNationale : « Ils veillent pour la patrie ».

CE QUE L’ON SAIT CE DIMANCHE MATIN

L’agression a eu lieu peu avant 21 heures rue Monsigny, dans le IIe arrondissement, en plein cœur de Paris, près de l’Opéra, un quartier touristique de bars, restaurants et théâtres très fréquenté le samedi soir.

L’assaillant, muni d’un couteau, a crié « Allah Akbar » selon des témoins.

Une revendication

« L’auteur de cette attaque au couteau à Paris est un soldat de l’Etat islamique », a déclaré samedi une « source sécuritaire » à Amaq, l’agence de presse de Daech. L’assaillant n’avait pas de papiers sur lui.

Des hommages

« La France paye une nouvelle fois le prix du sang mais ne cède pas un pouce aux ennemis de la liberté », a réagi le président Emmanuel Macron sur Twitter.

Le Premier ministre Edouard Philippe a salué « l’exceptionnelle réactivité des forces de police », dont l’intervention en quelques minutes a permis d’éviter « un bilan plus lourd ».

UNE MENACE TERRORISTE CONSTANTE EN FRANCE

Cette attaque intervient alors que la France vit sous une constante menace terroriste. La dernière attaque meurtrière, le 23 mars à Carcassonne et à Trèbes (sud-est), avait porté à 245 le nombre de victimes tuées dans les attentats sur le sol français depuis 2015. Des attaques ont déjà été menées au couteau, notamment à Marseille en octobre 2017.
Particulièrement visée, la France fait partie de la coalition militaire internationale intervenant en Syrie et Irak contre Daech. Dans sa revendication, Daech affirme que l’assaillant de Paris a agi « en représailles envers les Etats de la coalition ».

D’après le Progrès

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