Il avait défenestré sa femme, l’homme actuellement jugé aux Assises de Perpignan

Image d'archives audience Assises

L’homme de 67 ans, jugé depuis ce lundi, présente une personnalité particulièrement tourmentée

Presque impossible de rassembler le puzzle disloqué de la vie de cet homme de 67 ans, jugé depuis ce lundi pour avoir tué sa compagne après l’avoir projetée du 7e étage, le 1er décembre 2014 à Perpignan. Un esprit aussi tourmenté que le visage de Didier Salle qui mâchonne ses joues, lève son menton prognathe vers le ciel de manière frénétique, tandis que ses doigts pianotent sur son épaule ou contre la vitre du box. Aussi agité que son existence dont on ne saura sans doute jamais dissocier le vrai du… fou.

Une « enfance sombre » maltraitée « à coups de martinet et de tisonnier ». Un père qui a fait deux fois faillite aux halles de Rungis et « a pété un câble » avant de remonter la pente en tant que responsable en fruits et légumes. Une mère couturière « extrêmement dépressive » et « plus ou moins incestueuse »« Mon père me disait tu vas dormir avec maman pour me remplacer et je n’en pouvais plus ». Et l’accusé renchérit : « Un jour elle m’a lacéré le visage. J’ai appris à pardonner. Elle était amoureuse d’un homme qui l’a jetée et je serais né de cet amant. Elle décompensait tout le temps. Un jour, j’ai mis un fœtus à la poubelle dans du papier journal. Pour un gamin de 5 ou 6 ans, c’est horrible. J’ai énormément donné en souffrance ».

Hypersensible

« Je suis hypersensible », martèle Didier Salle, aîné de deux frères, mais surtout marqué par Évelyne, cette sœur handicapée décédée à l’âge de 11 ans. « Elle ne parlait pas et ne marchait pas parce qu’elle est tombée de la table à langer. Elle est devenue un légume. Ma mère en avait honte. Un jour, je l’ai vue avec ma sœur dans les bras en train d’essayer de se noyer. Puis mes parents se sont débarrassés d’elle comme d’une m…». À 10 ans, il fait sa première dépression. À 14 ans, il est « totalement bloqué ». À 18 ans, il vit « très mal d’être puceau ». Et à 19, il quitte le domicile familial. « J’ai compris que si je continuais à voir mes parents, je devenais fou. Trop de souffrance. On a tous des limites », dit-il. Sans émotion.

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