Un habitant du Lillérois de 28 ans a été jugé pour atteintes sexuelles sur une mineure bien qu’alors consentie par la victime

C’est une plainte envoyée au procureur par le collège de l’adolescente, en janvier, qui a révélé la relation interdite… Celle d’une adolescente qui avait 14 ans quand l’idylle est née, avec un homme de 28 ans qui a été son entraîneur dans son club de cyclisme. La relation, qui a duré six ou sept mois, a commencé avant les 15 ans de la jeune fille, âge légal de la majorité sexuelle. Et même après ses 15 ans, le procureur estime que l’autorité de l’homme sur l’adolescente constitue une circonstance aggravante.

« Il était un peu le prince charmant »

Pour sa première expérience avec la justice, l’homme s’avance timidement face aux juges et avoue qu’au fil du temps, il a été attiré par son élève. C’est lui qui a fait le premier pas et reconnaît qu’ils ont eu des relations sexuelles. Une relation connue de la mère de la jeune fille à qui il faisait des cadeaux « mais pas pour l’acheter, juste pour lui faire plaisir ». Me Sroka, avocate de France victimes 62 qui représente l’ado, pense que la jeune fille cherchait une figure paternelle, un réconfort après le décès d’un jeune cycliste de son club. «  Ça a été son premier homme, il était un peu le prince charmant  », mais leur relation n’était pas possible. La procureur estime qu’elle affichait «  une immaturité tant affective que sexuelle et cherchait un référant  ». Elle l’a trouvé chez son ancien entraîneur. Un homme pourtant inséré, sans antécédents judiciaires, que le psychiatre n’estime pas dangereux et chez qui il n’a relevé aucun caractère pédophile. Mais la relation étant interdite par la loi, elle a requis 6 mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve et l’interdiction de toute activité en lien avec des mineurs pour 5 ans.

Un jeune homme « blessé, fragilisé »

Insistant de son côté sur «  le consentement de la victime  », Me Vantroyen rappelle que l’ado était à quelques mois de sa majorité sexuelle quand leur relation a débuté. Et pour ce qui est des faits après ses 15 ans, elle demande d’écarter la circonstance aggravante de l’autorité et de relaxer son client. Elle a surtout parlé de lui, «  un jeune homme fragilisé par un parcours de militaire de carrière, notamment 6 mois au Mali pour lutter contre les djihadistes avec l’obligation de tuer des gens. Il est revenu blessé, fragilisé ».

Les juges ont entendu ces arguments et l’ont relaxé des faits commis après les 15 ans de l’ado mais l’ont reconnu coupable pour ceux avant ses 15 ans. Il a été condamné à 6 mois de prison avec sursis simple, avec une dispense d’inscription au fichier des délinquants sexuels. Il devra verser 500 € de dommages et intérêts.

Source VN 

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