ENQUÊTE Education nationale : 26 fonctionnaires écartés pour des actes mettant en cause des enfants

Sur un million de dossiers épluchés ces deux dernières années, 26 fonctionnaires de l’Education nationale présentaient des condamnations pour atteintes sexuelles ou violences sur mineurs ou détention d’images pédopornographiques.

Des chiffres inquiétants. Selon les informations recueillies par BFMTV, 26 casiers judiciaires de fonctionnaires de l’Education nationale, sur le million de dossiers épluchés par les autorités ces deux dernières années, présentent des condamnations pour atteintes sexuelles ou violences sur mineurs ou détention d’images pédopornographiques.

Ces actes ont été commis en-dehors du cadre scolaire. Les personnels concernés, qui font partie des agents, des professeurs ou des personnels administratifs, ont néanmoins été écartés des établissements scolaires après que le ministère a pris connaissance des dossiers.

83 condamnations pour faits graves

Par ailleurs, sur le million de casiers judiciaires vérifiés par l’Education nationale, 83 présentent des condamnations pour faits graves.

Cet examen des casiers judiciaires avait été décidé en mars 2016 par l’ancienne ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem, qui avait annoncé sa volonté qu’aucun des personnels ne soit inscrit au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV).

Cette annonce avait été faite après qu’il avait été découvert qu’un directeur d’école de Villefontaine, en Isère, mis en examen en 2015 pour des viols présumés sur plusieurs dizaines d’élèves, avait été par le passé été condamné pour détention d’images pédopornographiques, sans que cette condamnation soir assortie d’une interdiction d’entrer en contact avec des enfants, ni signalée à son administration de tutelle.

En 2016, le ministère de l’Education nationale avait procédé à 30 radiations pour pédophilie.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.