Maltraitantes sur sa fille : Drogue et alcool l’envoi en prison

Le 16 avril, une mère de famille se présente au portillon de la gendarmerie avec sa fillette de deux ans dans les bras. La petite a la joue barrée d’une rougeur persistante qui date de la veille. C’est son père, Jean-Patrice Dosite, qui lui aurait masqué le visage. C’est plausible vu que le gaillard au casier chargé de 16 mentions avait liquidé une bouteille de whisky. Et fumé six à huit joints de zamal, sa consommation quotidienne comme il l’avoue à la barre du tribunal correctionnel de Saint-Denis.

Son récit consigné sur PV, la compagne a rendez-vous avec la cellule de victimologie. Mais elle n’ira jamais. Entretemps, elle s’est laissé convaincre que son compagnonne devait pas rentrer à nouveau en prison. Placé malgré tout en garde à vue, Jean-Patrice Dosite reconnaît les violences sur sa fille et sur sa compagne. Sauf d’avoir menacé cette dernière avec un couteau de boucher.

Le soir des faits, le prévenu aurait lancé à sa compagne : “Ne dors pas sinon je te coupe la tête…” Pourquoi est-il entré dans la spirale infernale de l’alcool et de la violence ‘ Lui évoque “la jalousie”. “Jusqu’où êtes-vous capable d’aller si vous ne vous maîtrisez pas ‘”, s’inquiète le président. “Ce n’est pas en mettant les gens en prison que ça va arranger les choses”, lance-t-il.

“Vous êtes dangereux Monsieur…”, résume la vice-procureure, Catherine Séry. Et de requérir deux ans de prison dont six mois avec sursis et mise à l’épreuve avec obligation de soins et de suivre une formation. Son avocate défend une solution par les soins. Sa peine est réduite à quatorze mois de prison dont six avec sursis et les mêmes obligations à la clé. Il a été conduit directement en prison.

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