L’expertise psychiatrique de Nordhal Lelandais mis au grand jour

Le suspect du meurtre de Maelys et du caporal Noyer a été entendu à deux reprises par des experts psychiatres.

“J’étais comme spectateur, une deuxième personne était en moi…”

Les experts psychiatres ont rendu leur rapport sur Nordahl Lelandais, le suspect qui a avoué le meurtre de Maëlys et du caporal Noyer, rapporte RTL. L’homme aurait été entendu deux fois, en mars, puis en avril dernier.

Selon la radio, l’homme s’est montré la première fois évasif sur la mort de Maëlys, en août 2017 après un mariage à Pont-de-Beauvoisin (Isère), même s’il a regretté : “J’ai tué Maëlys, cette pauvre enfant qui n’avait rien demandé. C’était comme dans un jeu vidéo. Ça peut pas être un mec normal qui a fait un truc pareil. Moi j’adore les enfants et les animaux”.

“Comme un fantôme qui volait à côté d’elle”

La deuxième fois, il revient sur la soirée plus en détails. Il assure avoir bu une quinzaine de verres : vin, punch, bière… Avec, en plus, peut-être de la cocaïne…

Ensuite, il est revenu sur le départ de la soirée de mariage avec Maëlys, puis le coup de poing : “Tout d’un coup, je suis sorti de mon corps. J’étais comme spectateur. Comme si j’étais à côté de la voiture, comme un fantôme qui vole à côté d’elle”.

Et il ajoute : “J’entendais des voix mais je ne veux pas en parler. Je ne veux pas qu’on dise que je suis fou. Puis j’ai déposé Maëlys dans l’herbe. Je ne savais pas quoi faire, je voulais que la deuxième personne qui est en moi parte”.

MAËLYS : LA CAUSE DE LA MORT PAS ÉTABLIE

Les expertises sur le corps de Maëlys n’ont pas encore permis de déterminer les causes de la mort.

“Rien ne contredit les thèses de Nordahl Lelandais”, qui affirme avoir dans sa voiture porté un violent coup au visage de l’enfant qui aurait provoqué sa mort, explique un enquêteur à RTL.

Arthur Noyer : “Comme pour Maëlys, ce n’était pas moi”

Concernant la mort d’Arthur Noyer, porté disparu à Chambéry (Savoie) en avril 2017 et dont il a aussi reconnu le meurtre, il explique : “Comme pour Maëlys, ce n’était pas moi”.

Nordahl Lelandais dit que le militaire qu’il a pris en stop était ivre et qu’il a pris des coups avant de répliquer…

Après ces deux entretiens, la conclusion des experts est sans appel : Nordahl Lelandais ne présente aucune psychose, mais serait d’une “dangerosité criminologique extrême”, “une personnalité clivée de type pervers”.

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