L’enfant est signalé disparu en France, il est retrouvé seul dans un bus pour Genève.

Drôle de découverte, ce dimanche matin, pour les usagers de la ligne 61 reliant Annemasse à la gare Cornavin. Le passager qui vient de monter dans le bus à un arrêt situé sur le territoire français est trop jeune pour voyager seul. L’enfant a cinq ans et personne ne l’accompagne. Sa présence intrigue le chauffeur qui roule en direction du centre-ville après avoir traversé la frontière à la hauteur de Moillesullaz.

Ce dernier avertit sa centrale qui, aussitôt, prévient la police cantonale genevoise. Les appels s’enchaînent, les policiers français sont à leur tour mis au courant. Ils font le lien avec l’annonce faite le matin même par une femme indiquant avoir perdu son neveu dans le secteur d’Annemasse et le recherche activement. Le signalement correspond. On peut préparer les retrouvailles en mettant les moyens nécessaires pour y parvenir dans les meilleurs délais.

«L’une de nos patrouilles s’est immédiatement rendue à l’arrêt Cornavin pour accueillir le bus et ses occupants. Il était alors 11h28, précise Joanna Matta, la porte-parole de la police. L’enfant a été conduit au poste des Pâquis. Nos homologues français ont alors prévenu sa parente qui est venue rechercher son neveu à Genève.»

Cette fugue, volontaire ou non – aucun élément ne permet de la qualifier à ce stade – en lien direct avec l’utilisation des transports publics, rappelle celle de la jeune fille de sept ans en octobre 2017. Signalée perdue à la rue du Mont-Blanc, l’enfant avait été retrouvée dans un avion en partance de Genève, après avoir déjoué tous les contrôles à l’aéroport.

Ces voyageurs précoces et aventureux donnent des sueurs froides à leurs aînés. Dans les deux cas, tous les moyens ont été engagés pour permettre un dénouement heureux. Soulagement général ce dimanche à la mi-journée, à l’arrière-poste des Pâquis. (TDG)

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