Niort : La fessée l’envoie pour un an en prison

Une petite fille de 6 ans avait reçu une violente fessée par l’ami de sa maman il y a deux ans à Voulmentin. Un an de prison.

A l’heure du procès d’un homme de 26 ans accusé d’avoir violemment frappé sur le postérieur la fille de sa compagne, personne, hier, dans la salle d’audience. De quoi agacer le président. L’homme et sa compagne ont toutefois fait parvenir un petit mot d’excuse, demandant le report de l’affaire. S’ils n’avaient pu venir, expliquaient-ils, c’était la faute « à la grève des trains ». Sauf qu’entre Bressuire et Niort, de train, il n’y en a point. L’affaire a donc été jugée malgré tout, en l’absence de l’homme et de sa compagne, la maman de la fillette victime.

“ La trace de la paume de monsieur ” En novembre 2016, dans la maison du couple à Voulmentin, la maman avait en garde pour le week-end ses trois filles âgées de 6, 8 et 9 ans à l’époque. Trois fillettes placées en famille d’accueil qui venaient plusieurs week-ends par mois au domicile. Mais en rentrant le dimanche soir, la plus petite a fait comprendre à sa famille d’accueil qu’elle avait mal au niveau des fesses. La famille d’accueil a alors vu les traces et la violence des coups portés à la main.
Les photos jointes au dossier attestent en effet d’une violence inouïe : « C’est absolument honteux », a commenté le président du tribunal, Gérald Faucou, en feuilletant les pièces du dossier. Où l’on pouvait même voir « la trace de la paume de monsieur » tant les coups étaient appuyés. La famille d’accueil a aussitôt emmené l’enfant voir un médecin et a averti les services sociaux.

“ Parce qu’elle avait dit un gros mot ” Entendu, l’homme a nié les faits. « Monsieur a eu le toupet d’accuser la famille d’accueil, certifiant que la petite fille était arrivée comme ça et qu’il avait pensé à une allergie », a indiqué le président, lisant les déclarations de l’intéressé lors de son audition. D’autant moins crédible que les deux grandes sœurs ont confirmé avoir vu l’acte violent du beau-père, expliquant qu’il avait frappé la benjamine « parce qu’elle avait dit un gros mot ». La mère aurait également assisté à la scène sans intervenir, étonnamment non poursuivie par la justice.
“ Elle n’a même pas souhaité l’anniversaire de sa fille ” L’épisode n’a pas non plus altéré leur relation puisque la mère est toujours avec le même compagnon et un bébé vient même de naître de leur union. « Toutes nos félicitations », a lancé le président. Une antiphrase traduisant un certain agacement face au bonheur nouveau des tourtereaux alors qu’il s’interrogeait sur le devenir de la fillette.
« Le droit de visite de la mère a été suspendu » après les faits, a indiqué la représentante des services sociaux : « Elle avait droit à une visite encadrée chaque semaine qui a été espacée désormais tous les quinze jours. La maman est très centrée sur son bébé. Il y a une différence de traitement avec ses trois autres enfants. Elle reste indifférente à sa fille. Elle ne lui a même pas souhaité son anniversaire. » De toute façon, les trois fillettes ne veulent plus retourner au domicile de leur mère « tant que monsieur sera présent ».

Pour ces frappes « dures et sévères » au futile motif d’un gros mot, le procureur de la République avait requis cinq mois de prison. Le tribunal s’est montré plus sévère en condamnant le beau-père violent à un an de prison ferme, peine qui va s’ajouter à son casier où figurent déjà de précédentes condamnations. Sans profession, il devra également se débrouiller pour verser 1.000 € de dommages et intérêts à la petite fille.

Source LNR

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