Fillettes mortes à la gendarmerie : la mère déférée pour « assassinats »

La garde à vue de la mère des deux fillettes retrouvées mortes dimanche dans leur chambre d’un appartement de fonction de la brigade de gendarmerie de Limonest (banlieue de Lyon) avait été prolongée ce mercredi.

La mère des deux fillettes retrouvées mortes dimanche dans leur chambre d’un appartement de fonction de la brigade de gendarmerie de Limonest a été déférée au parquet, ce mercredi soir, à l’issue de sa garde à vue.

Le parquet, qui a requis le placement en détention, a ouvert une information judiciaire pour « assassinats ».

« Les explications pas cohérentes »

Au cours de sa garde à vue, cette femme de 38 ans, a contesté les faits reprochés et donné des explications « peu cohérentes avec les éléments dont disposent les enquêteurs », selon une source proche de l’enquête. Selon ses proches, elle est décrite comme « perturbée, voire bi-polaire ».

La mère de famille, qui avait été hospitalisée en état de choc dimanche après la découverte des corps, est sortie de l’hôpital.

Les autopsies réalisées lundi après-midi n’avaient pas permis de déterminer les causes de la mort des deux enfants, nées en 2012 et 2014, mais des analyses toxicologiques sont en cours.

L’enquête, confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Lyon, a basculé lundi en enquête pour « homicides ».

Un empoisonnement ?

Le père des fillettes, un sous-officier de la brigade de gendarmerie de Limonest, était dimanche en déplacement pour une épreuve sportive. Il avait été entendu dimanche soir par les enquêteurs, ainsi que d’autres témoins.

Dès lundi, des sources de presse avaient évoqué l’éventualité d’un empoisonnement des deux sœurs par leur mère, en cours de séparation avec son mari gendarme. « C’est une des hypothèses de travail », avait alors indiqué une source proche de l’enquête.

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