Toulouse: Reconstitution de l’horreur hier sur les bords du canal du midi.

Une femme de 52 ans découpée en morceaux par sa collègue de travail qui ne conserve que la tête enterrée dans son petit jardin, à Toulouse : c’est une affaire hors norme et des plus macabres sur laquelle la justice va se pencher ce mardi 23 janvier avec la reconstitution de cet effroyable crime. Du 24 au 26 mai 2016, des morceaux de corps appartenant à une femme, Maryline Planche, sont découverts dans des sacs en plastique, dans le canal du Midi. Sa collègue de travail, au sein de l’association Agefiph (insertion des handicapés), Sophie Masala, 54 ans, passe aux aveux et reconnaît avoir démembré le corps de sa rivale après une violente dispute, sur fond de jalousie professionnelle, au domicile de la victime, rue Fonvielle, quartier Saint-Georges, à Toulouse.

Plus d’un an après les faits, la justice se déporte sur les lieux de cette terrifiante affaire en présence de la principale suspecte, Sophie Masala, mise en examen le 28 mai 2016, pour «homicide volontaire et modification de l’état des lieux d’un crime» et de son avocat, Me Pierre Dunac. Les juges d’instruction Ethel Blans et Florence Bru vont pouvoir éclaircir le déroulement d’une violente dispute, point de départ de toute cette affaire.

C’est d’abord rue Fonvielle, dans l’appartement de la victime que Sophie Masala devrait expliquer et mettre en scène ce qui s’est joué ce jeudi 12 mai 2016 lorsqu’elle frappe à coups de bouteille de vin, sa collègue Maryline Planche. Des coups de bouteille sur le crâne mais aussi des coups de pied dans le ventre à cause d’un conflit larvé entre ces deux femmes que tout opposait. Sophie Masala, en proie à des difficultés financières par le passé, endettée, avait accepté de travailler à Toulouse, loin de sa famille pour des raisons économiques. La présence chez Maryline de dossiers professionnels qui, selon Sophie Masala, provoquait des dysfonctionnements au sein de l’association Agefiph où elles travaillaient, a mis le feu aux poudres.

L’objectif de la reconstitution judiciaire permettra de vérifier si les déclarations et la description des faits, par Sophie Masala, sont compatibles avec les éléments de mise en situation.

Ce rendez-vous judiciaire de la plus haute importance doit également figer les événements nécessaires à la suite de la procédure criminelle dont l’ultime étape est le renvoi devant la cour d’assises où l’accusée encourt la perpétuité pour les faits commis.

Comment a-t-elle véritablement procédé pour découper le corps de Maryline dans le but de le faire disparaître ? Les deux femmes se connaissaient depuis l’automne 2015, lorsque Sophie Masala est arrivée à Toulouse. Les juges devraient également se déplacer rue d’Assalit, quartier Guilheméry, dans l’ancien domicile de la suspecte.

Car c’est dans le jardinet de son studio que se joue l’épilogue de cette macabre affaire : la tête de son ancienne collègue, conservée et enterrée.

«Une façon de garder une preuve de sa culpabilité», avait décrypté l’expert psychologue, Alain Penin. «Une façon de ne pas abandonner sa victime», avance l’avocat de Sophie Masala, Me Pierre Dunac.


chronologie

  1. l Jeudi 12 mai violente dispute dans l’appartement de Marilyne Planche, quartier à Saint-Georges, Toulouse. Elle est frappée à coups de bouteille de vin.
  2. l Lundi 16 mai : Sophie Masala revient dans l’appartement de Maryline Planche.
  3. Nuit du 17 au 18 mai : Sophie Masala, découpe le corps de Maryline et dissémine ses membres dans le Canal du Midi.
  4. Dimanche 22 mai signalement de la disparition de Marilyne Planche par sa sœur.
  5. Mardi 24 mai. Un promeneur aperçoit une jambe dans un sac plastique dans le canal du Midi à Toulouse. Premier épisode du feuilleton macabre qui s’achève le samedi 28 mai avec la découverte de la tête de Marilyne Planche enterrée à proximité du balcon de l’appartement de Sophie Masala, quartier Guilhméry, à Toulouse.
  6. Jeudi 26 mai : Sophie Masala est interpellée et passe aux aveux.

Source F.ab

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