Vaucluse : Le massage sur sa fille l’emmène en prison

Artiste peintre dans le sud du Vaucluse, ce grand-père avait l’habitude de faire des photos et des dessins de nus de sa petite-fille. Dans des poses parfois très explicites.

Quand elle avait 9 ans, en 2012, les choses auraient dégénéré. Alors que la petite-fille se plaignait de douleurs au ventre, il lui aurait fait un massage. Un massage qui se serait transformé en caresses sexuelles. La jeune fille a dénoncé ces faits en deux fois. Une première fois en 2012, elle en parle à ses parents. Elle évoque des attouchements. Le grand-père s’excuse. Puis en 2015, elle se confie à ses copines d’école puis, en avril de cette année-là, à l’infirmière scolaire. Elle dit cette fois avoir été violée par son grand-père. Le vernis familial craque. En août 2015, une plainte est déposée.

Après des déclarations variables lors de ses auditions, à la barre du tribunal correctionnel, l’artiste peintre nie tout geste déplacé, se bornant à reconnaître un massage. Au contraire, il explique même avoir repoussé les avances de sa petite-fille.

Il reconnaît juste un massage

Après que le président du tribunal rappelle qu’il a entretenu pendant six ans une relation avec une mineure lorsqu’il avait 43 ans, il consent à avouer une attirance pour les jeunes femmes. Sur son ordinateur, les enquêteurs ont découvert des images pédopornographiques. Des précédentes compagnes font également état de l’attirance du prévenu pour les jeunes filles. Une inclinaison que confirment les expertises psychiatriques. Celles-ci décrivent un homme sans affect, ni regrets, aux caractéristiques narcissiques et perverses. « Les artistes sont des gens qui sont libres » se défend-il. « Qui sont quand même soumis à la loi » rappelle le président Graffin. « Malheureusement » ajoute l’artiste peintre.

Pour le procureur Cramier, le prévenu présente « un profil inquiétant ». Il requiert une peine de quatre ans de prison dont trois avec sursis et mise à l’épreuve, obligation de soins et interdiction d’entrer en relation avec les victimes et d’exercer une activité avec les mineurs.

Pour la défense, Me Faryssy rappelle que la petite-fille a changé plusieurs fois de versions. Il évoque un « engrenage » qui l’a conduite à tenir des déclarations a minima exagérées.  Le tribunal suit les réquisitions du ministère public, et oblige l’homme de 76 ans à indemniser la victime et ses parents.

Source le Dauphine

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