Infanticide : Une réalité longtemps laissée sous silence

Il y a chaque année en France un à trois cas de déni de grossesse pour 1.000 naissances. Autrement dit, entre 800 et 2.000 femmes par an sont enceintes sans en avoir conscience.
> Il faut différencier le déni partiel du déni total de grossesse. Deux notions qui n’ont aucun rapport avec une grossesse cachée.
> Les infanticides, précise Me Morin, constituent le crime présentant « le chiffre noir » le plus important. Difficile de quantifier le nombre d’affaires non jugées.
> L’affaire Courjault, très médiatique, dès l’été 2006, avait permis au grand public de mieux appréhender l’existence de ces néonaticides. Le procès, en 2009, avait été l’occasion de vulgariser la notion de déni de grossesse. Véronique Courjault a été condamnée à huit ans de prison.
> D’autres dossiers de ce type ont été médiatisés ces dernières années :
– En 2010, à Villers-au-Tertre, huit corps de bébés morts sont trouvés dans un jardin et un pavillon. Dominique Cottrez, qui a reconnu le meurtre de ses huit bébés, a été condamnée à 9 ans de prison devant la cour d’assises du Nord en 2015. Elle doit faire l’objet d’une mesure de liberté conditionnelle à compter de ce 22 janvier.
– En 2015, ce sont les corps de cinq bébés qui sont découverts dans une commune de Gironde par le compagnon d’une femme de 35 ans, mère de deux filles. La trentenaire est en détention provisoire. Le père des nouveau-nés, lui, sous contrôle judiciaire. L’information judiciaire s’achève.

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