Californie : perquisition chez le gynécologue de l’université accusé d’abus sexuels

Une dizaine de plaintes ont déjà été déposées contre l’ex-gynécologue et l’université USC, visée pour négligence, pour ne pas avoir protégé les étudiantes.

La police de Los Angeles (LAPD) a perquisitionné jeudi le domicile de George Tyndall, l’ex-gynécologue de l’université USC accusé d’abus sexuels par des dizaines de femmes, toutes anciennes étudiantes. La police n’a pas indiqué ce qui a été prélevé lors de cette perquisition.

« Le docteur n’a pas été arrêté » et aucun dossier n’a pour l’instant été transmis au bureau de la procureure de Los Angeles, a précisé le porte-parole du LAPD, Mike Lopez.

Dans cette affaire, « plus de 100 personnes ont contacté le LAPD », a-t-il ajouté, et les enquêteurs continuent d’écouter leurs accusations ou témoignages.

Une dizaine de plaintes au civil

Une dizaine de plaintes au civil, certaines en nom collectif, ont déjà été déposées contre l’ex-gynécologue et l’université, visée pour négligence, pour ne pas avoir protégé les étudiantes ni avoir réagi plus tôt aux dénonciations, dès la fin des années 1980.

George Tyndall, 71 ans, qui nie tout acte abusif, a démissionné l’an dernier à l’issue d’un accord amiable avec l’USC. Il est accusé d’avoir pénétré le vagin de nombreuses patientes sans raison médicale, avec les doigts voire la main entière, souvent sans gant, d’avoir saisi les seins de certaines et photographié les organes génitaux de dizaines d’entre elles. Il aurait aussi fait des commentaires lubriques, parfois des remarques racistes et homophobes.

Malgré les multiples plaintes d’étudiantes et infirmières, il n’avait pas été inquiété avant une enquête interne en 2016. A cette époque, une infirmière a contacté le centre de gestion des agressions sexuelles de l’établissement, qui a confirmé des pratiques d’examens pelviens anormales.

Le scandale, qui a entraîné la démission du président de l’université Max Nikias, rappelle l’affaire Larry Nassar, l’ex-médecin sportif de l’université d’Etat du Michigan condamné à 175 ans de prison pour avoir agressé sexuellement plus de 300 anciennes jeunes sportives.

Avec AFP

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