GARD: ex-acteur de porno gay il veut conserver son poste au lycée

L’homme a tourné dans une cinquantaine de films pornographiques aux États-Unis, entre 2005 et 2011. Aujourd’hui surveillant dans un lycée du Gard – où les élèves ont découvert ses activités passées -, il réclame le droit à l’oubli, selon BFM-TV.

La proviseure lui demande de partir

Mardi, le surveillant s’occupait de la cantine, comme chaque jour, quand il a vu des élèves visionner une vidéo d’un film dans lequel il avait tourné. Depuis, il vit un véritable enfer.

“J’ai entendu des mots comme, pédé, acteur porno, j’ai vu un attroupement autour d’un smartphone et les élèves criaient mon nom”, raconte-t-il à BFM-TV. Réfugié dans un local pour éviter les violences, il est reçu par la proviseure… qui lui demande de renoncer à son poste.

“Un aspect pédagogique”

Le surveillant comprend la situation délicate dans laquelle il se retrouve, mais déplore les amalgames de la cheffe d’établissement: “Ce n’est pas parce qu’on est homosexuel qu’on va violer des gamins de 14 ans. Il faut arrêter cet amalgame d’homosexuel pédophile!”, rappelle-t-il.

Il réclame un droit à l’oubli et veut conserver son poste de surveillant de lycée: “Je veux continuer à exercer mon poste et, au contraire, j’aimerais que mon expérience prenne un aspect pédagogique pour dire aux élèves, faites attention à ce que vous diffusez. J’irai en parler la tête haute.”

Il bénéficie du soutien de la CGT Éduc’action, qui a demandé au rectorat une protection immédiate de leur collègue ainsi que son maintien en poste.

“Droit à la vie privée”

Au moins une des enseignantes du lycée le soutient, et déplore l’attitude de la proviseure: “Il ne devrait pas y avoir d’histoires. Nous, ce qu’on souhaite maintenant, c’est que cet événement serve […] pour la mise en place d’un respect profond des collègues dans leur dignité. C’est quelqu’un qui a toujours été extrêmement apprécié dans son travail. Il n’y a pas que les discours théoriques sur la non-discrimination, on veut le mettre concrètement en action dans notre établissement. Il faut expliquer aux élèves que chacun a le droit d’avoir une vie privée”, explique-t-elle.

Source : le dauphine

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