Maltraitrances sur les enfants : Un nouvel outil de lutte mis en place par l’Unicef

Un nouvel outil pour mieux lutter contre la violence envers les enfants a vu le jour hier lors d’une table ronde sur la violence à l’égard des enfants. Il s’agit de la toute première étude nationale sur le sujet grâce à l’Unicef. A terme, cette étude devrait permettre aux acteurs de la protection de l’enfant de mieux comprendre et donc de mieux prévenir et de mieux répondre à ces situations de risque. Le fait est que tous les enfants sans distinction seraient à risque de violence au sein de leurs familles, dans leurs écoles, dans les communautés, dans les institutions, ou dans tout autre espace auquel ils ont accès, y compris les réseaux sociaux et Internet.

Dans son discours, Hanta Baraka, Secrétaire Générale du Ministère de la Population, de la Protection Sociale et de la Promotion de la Femme a tenu à souligner que « cette table ronde constitue une occasion pour susciter une prise de conscience de la part de tous les décideurs, partenaires et acteurs ». Elke Wisch, représentante de l’Unicef à Madagascar quant à elle a invité tous les acteurs, les autorités compétentes, les partenaires techniques et financiers, les partenaires de la protection de l’enfant, les communautés, les familles et les parents à prendre conscience de la gravité de ce phénomène et à prendre conjointement les mesures qui s’imposent.

Lourde de conséquence

Selon les informations recueillis dans la réalisation de cette étude, « 89% des jeunes déclarent avoir été victimes de châtiment corporel dans leur famille, soit près de 9 jeunes sur 10, 65% des répondants considèrent le châtiment corporel comme approprié à la maison, plus de la moitié des jeunes affirment avoir subi des violences en milieu scolaire, soit 1 jeune sur 2, 29% des jeunes acceptent le châtiment corporel en milieu scolaire et en ce qui concerne le travail des enfants, 40% de jeunes affirment avoir travaillé avant 18 ans ». Des chiffres qui confirment que la violence semble être présente dans la vie d’une grande majorité des enfants malgaches au quotidien.

Quelle qu’en soit sa forme, la violence a un impact néfaste sévère pour chacun des enfants victimes. Mais l’élimination de violence envers les enfants est de la responsabilité de tous. L’impact de cette violence est multiple – des blessures graves, des traumatismes, des troubles du développement tant physiques qu’émotionnels, des comportements à risque, de l’abandon scolaire, des grossesses précoces, voire, dans le pire des cas, la mort. Si la qualité de la prise en charge fait défaut, l’impact peut se prolonger dans le temps et influer significativement sur le développement et le bien être futur d’un enfant, voire d’une société. L’enfant victime de violence pourrait, une fois adulte, adopter des comportements à risque, voire reproduire à son tour des actes de violence sur les enfants.

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