Insolite judiciaire : Il veut reconquérir sa compagne en agressant sexuellement sa belle-fille

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Au tribunal correctionnel de Saint-Omer, un homme de 54 ans a été condamné à quatorze mois de prison avec sursis pour avoir agressé sexuellement sa belle-fille, reconnue déficiente intellectuellement. Il assure avoir voulu se rapprocher d’elle pour aider son couple.

À 54 ans, il vit depuis plusieurs années avec sa compagne et les enfants de celle-ci, à Longuenesse. Mais le couple ne s’entend plus, l’homme mange seul, dort seul. Alors, pour «  reconquérir  » sa compagne, dit-il, il se rapproche de sa fille de 19 ans. Le 20 février, après avoir embrassé la jeune femme alors qu’elle jouait aux jeux vidéo, il lui caresse les seins, puis ce sont des attouchements, et lui prend la main pour la poser sur son sexe.

Elle se rhabille, le repousse, change de pièce. Il recommence. La victime quitte la maison et rejoint sa mère, à qui elle raconte la scène. Scolarisée en institut médico-éducatif, la jeune femme est déclarée déficiente intellectuellement. «  Reconnaissez-vous toujours les faits ?  » interroge le juge Stéphanie Menard au tribunal correctionnel de Saint-Omer. Après hésitation, le prévenu acquiesce. Mais pour lui, il n’y avait «  aucun désir sexuel  », et la jeune femme savait «  très bien  » ce qu’elle faisait. C’est ce que plaide l’avocat du prévenu, Me Fusillier, qui demande la relaxe : «  Elle avait la capacité de dire non.  »

Une mise en garde contre le danger

Son discours ? Il voulait se rapprocher de la jeune femme, pour qu’elle parle à sa mère. «  Vous pensez qu’embrasser la fille de votre compagne aurait facilité votre objectif de rapprocher votre couple ? J’ai quelques doutes  », reconnaît le juge.

À d’autres moments de la procédure, le prévenu affirme vouloir mettre en garde sa belle-fille contre le danger de ses réactions vis-à-vis des hommes. Le procureur ironise alors : «  C’est une nouvelle forme de pédagogie !  »

Quatorze mois avec sursis

Pour autant, Me Simar, qui défend la victime, n’a qu’une demande : «  Ma cliente souhaite des excuses, et revoir la personne qu’elle considère comme son père  », car la procédure d’éloignement fait souffrir la jeune femme. Ce qu’entend la cour. L’homme a été condamné à 14 mois de prison avec sursis, avec une période de mise à l’épreuve de deux ans. Il a l’obligation de se soigner, et a été inscrit au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles.

Avec VDN

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