Perpignan : Pédophile de père en fils, ils sont condamnées par la Cour d’assises de Perpignan

Pierre, 54 ans, et son fils de 26 ans Florent sont rejugés depuis lundi devant les assises des P.-O. pour avoir chacun à leur tour violé la fillette, alors âgée de 7 ans, de la nouvelle épouse du père, en 2010 et 2011 près de Béziers.

Il est des histoires de famille presque inénarrables. De ces lignées où la sexualité incroyablement malsaine, consentie ou contrainte, est ultra-banalisée. Et remplace les sentiments. Où l’on se lègue défaillances et déviances en héritage d’une génération à l’autre, sans que personne n’y voie aucune anormalité.

Comme celle de Pierre* cet homme de 54 ans et son fils de 26 ans Florent* rejugés depuis lundi devant les assises des P.-O. pour avoir chacun à leur tour violé la fillette, alors âgée de 7 ans, de la nouvelle épouse du père, en 2010 et 2011 près de Béziers. Sans qu’aucun des leurs ne daigne venir parler d’eux. Alors, cet atavisme irrespirable suffoque un peu plus la salle d’audience à mesure que défilent leurs pans de vie.

« Je n’ai jamais touché la petite », maintient le père, un boulanger petit et trapu sans réelle singularité qui a vu le jour dans la précarité, d’un serrurier, malade violent et alcoolique et d’une femme de ménage, « très apprêtée et indifférente ». Laquelle a eu 12 enfants en 16 ans dont le dernier est né d’une relation adultère avec le gérant d’une casse automobile.

La mère prend alors toute sa progéniture sous le bras pour aller s’installer avec cet amant qui mourra bientôt « après que des voitures lui soient tombées dessus ». Puis, elle se met en couple avec un homme de 15 ans son cadet et se désintéresse de ses enfants.

Un sexe dessiné sur le torse

Pierre, comme les autres, fait son chemin, se marie avec sa première femme en 1992 alors que leur fils Florent a déjà 6 mois et monte avec elle sa première boulangerie qui finit en faillite. La liaison est chaotique. Lui a des besoins sexuels « disproportionnés ». Les repas de famille se finissent avec le pantalon au bas des mollets. La mère « dessine des sexes et inscrit des propos obscènes sur le torse de son fils ». Sans que personne ne trouve à redire. Puis, elle part avec le propre frère de son mari et l’enfant.

Un adolescent qui, tous les jours, à la sortie du collège, retrouve sa mère « dépressive et obèse » dans le canapé de l’appartement familial avec un verre d’alcool à la main. Qui s’occupe de la vaisselle et du ménage tandis que les engueulades et les coups réciproques rythment le quotidien du couple.

Son seul réel proche est un cousin de sa mère, plus âgé, qui le viole à plusieurs reprises pendant 2 ans, affirme-t-il. Le compagnon de sa mère finit par quitter le foyer. Florent a 14 ans. Sa mère l’emmène avec elle en boîte de nuit d’où elle rentre chaque soir avec un homme différent qui quitte les lieux avant le lever du jour. « Elle faisait la pute pour avoir un môme, elle dit que le père est un médecin mais je n’y crois pas ». Elle mettra finalement au monde un enfant… placé dès la naissance.

Déjà condamné

Son géniteur, lui, a rencontré une nouvelle femme qui lui a donné un second fils. Contrainte, dit-elle, à des relations sexuelles à raison de 2 ou 3 fois par jour. Du fait de loyers impayés, ils sont expulsés et se retrouvent chez la belle-mère. Le gendre fait irruption nu dans la cuisine et se montre insistant pour tenter d’avoir une relation sexuelle avec cette femme qui dépose plainte et met tout le monde dehors. Pierre abuse alors d’une petite fille que garde son épouse. Il écope de 18 mois avec sursis.

Puis, il se met en couple avec une troisième femme qui a déjà une fillette et lui offre son troisième fils. Cette femme a eu un passé difficile. Sa mère a tué son père avant d’être assassinée à son tour par son nouveau compagnon. Pierre accuse sa concubine d’avoir des relations pornographiques avec des hommes sur internet tandis que Florent rejoint le foyer. Un jeune homme au physique d’éternel adolescent, le regard masqué par de petites lunettes à double foyer. « C’était des jeux, elle était amoureuse de moi. Les adultes le faisaient et ils n’étaient pas punis. Pourquoi je n’aurais pas eu le droit de le faire…» Parce que c’est illégal ont rappelé les jurés, condamnant le père (défendu par Me Richard Marcou) à 13 ans de réclusion criminelle, soit un an de plus qu’en première instance (de 14 à 15 ans avaient été requis par l’avocat général) et le fils (défendu par Me rené Zerby) à 10 ans, conformément aux réquisitions. Soit 2 ans de plus qu’en 2015 dans l’Hérault. L’hérédité. De père en fils…

(*) Prénoms d’emprunt

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Rejugé pour viol en réunion

Davy mussot sera dans le box de la cour d’assises des P.-O.  à partir d’aujourdh’ui pour répondre, pour la seconde fois,  d’un viol en réunion commis sur une jeune femme le 30 mars 2012 à Narbonne. Cellle-ci raconte qu’elle était alcoolisée à son domicile, et qu’elle aurait ouvert la porte à cinq individus qui l’auraient  molestée et forcée à leur pratiquer des fellations. Ces derniers lui auraient par ailleurs volé du matériel hi-fi, sa carte bancaire et 50 euros.    Verdict attendu mardi.

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