Normandie : Les parents maltraitaient leur fillette

Un couple de Trun était jugé au tribunal d’Argentan mardi 3 juillet. Les parents frappaient leur petite fille de 8 ans.

Un couple de Trun comparaissait au tribunal d’Argentan, mardi 3 juillet. Les parents étaient violents avec leur fille de 8 ans.

Pavillon de l’oreille arraché

Le 1er février dernier les gendarmes de Trun interviennent chez un couple de parents. Leur petite fille de 8 ans a été maltraitée la veille et a dû être hospitalisée à l’hôpital d’Argentan. Sa mère l’a violemment fessée puis tirée l’oreille si fortement qu’elle lui a arraché le pavillon. Pavillon qui a dû être suturé. Examinée, l’enfant présente des ecchymoses et des lésions.

Des violences habituelles

La mère de 29 ans reconnaît des violences habituelles qui durent depuis longtemps, des fessées, parfois directement sur la peau, des douches froides ou bien sa petite fille à genoux sur un manche à balai. Et pour le 31 janvier, elle admet « e pas s’être aperçue tout de suite que l’oreille de sa fillette saignait.  De fait c’est son compagnon qui en rentrant a vu l’état de l’enfant.

Aucune patience

Elle admet aussi qu’elle préférait son fils et son compagnon. « Je n’avais aucune patience avec ma fille.  Quant au père de 29 ans, il lui est reproché d’avoir régulièrement frappé sa fille avec un martinet. Mais il dira ne s’en être servi qu’une fois. Par contre il reconnaîtra avoir régulièrement donné des fessées. « Le martinet c’était pour la vexer , explique-t-il à la barre.

La mère a subi des violences dans son enfance. Depuis les faits leur petite fille a été placée mais pas son frère. Des parents sous contrôle judiciaire et qui respectent leurs obligations et se découvrent réellement père et mère.

Pas le droit de faire ça

« La petite fille minimise les faits, explique l’avocate de la partie civile. Mais elle a compris que ses parents n’avaient pas le droit de faire ça. Elle a très peur que cela se reproduise. Leurs visites, seuls, ne sont pas encore possibles. »

« Oui cette fillette a été battue, rappelle le procureur. Des violences habituelles qui vont aboutir à cette blessure. » Il souligne cette brutalité concentrée sur une jeune enfant et requiert un an de prison avec sursis pour la mère et deux mois de prison avec sursis pour le père.

La défense précise que ses clients « reconnaissent qu’ils sont allés trop loin. » Elle plaide pour une dispense de peine pour le papa et une peine moins lourde pour la mère.

Le tribunal suit les réquisitions du parquet.

Avec OF 

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