Meurthe-et-Moselle : neuf mois ferme pour avoir agressé la directrice d’école

L’employé municipal de 41 ans avait frappé à deux reprises la directrice d’une école devant les élèves, vendredi dernier à Pont-à-Mousson.

Le tribunal correctionnel de Nancy a condamné mercredi à 15 mois de prison, dont six avec sursis, un employé municipal jugé en comparution immédiate pour avoir agressé la directrice de l’école élémentaire de Procheville, à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle).

Déjà condamné à plusieurs reprises, notamment pour des violences conjugales, le tribunal a prononcé la révocation d’une peine précédente de trois mois avec sursis. « Il est reconnu coupable, c’est une bonne chose », s’est félicitée l’avocate de la victime, Me Isabelle Baumann.

« Ma cliente est encore très choquée, elle est venue en renfort de ses collègues », a-t-elle ajouté. A la barre, la directrice de l’école a montré deux hématomes sur son front et sa mâchoire, encore visibles après son agression vendredi dernier par un animateur social, âgé de 41 ans.

Un coup de poing et un coup de pied à terre

Chargé d’emmener les élèves à la cantine à la pause de midi, il avait forcé le passage avec sa voiture à l’intérieur de la cour lors de la sortie des classes.

Réprimandé par la directrice, le ton était monté entre eux et l’employé municipal avait craché à la figure de la responsable, qui l’avait giflé. Le quadragénaire a répliqué par un coup de poing. Alors qu’elle était à terre, il lui a asséné un coup de pied avant de s’enfuir avec son véhicule.

« Je m’étais imaginée que la chose pouvait arriver avec des parents. Nous sommes dans un quartier d’enseignement difficile, et pourtant, en trente-sept ans de carrière dont quinze comme directrice, il n’y a jamais eu de problème. Au contraire », a témoigné la directrice dans L’Est Républicain.

L’agresseur avait été interpellé en état d’ébriété, mardi, dans un parc de Pont-à-Mousson. La procureur, qui avait dénoncé « des faits inacceptables dans l’enceinte d’un établissement scolaire, en présence des enfants et des parents », avait requis huit mois d’emprisonnement dont quatre avec sursis, assortis d’une révocation de peine de trois mois.

Le prévenu a été également condamné à verser 1500 euros de dommages et intérêts à la victime.

Avec AFP

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