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Détenu tabassé au tribunal : le policier mis en examen et libéré

Le policier soupçonné d’avoir frappé un détenu menotté a été présenté à un juge d’instruction qui l’a mis en examen pour “violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique”. Il a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer des fonctions au sein du tribunal et sur la voie publique.

Ce policier stagiaire avait été suspendu de ses fonction, jeudi, à titre conservatoire par le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, et placé en garde à vue dans les locaux de l’Inspection générale de la police nationale, la “police des polices”, quelques heures après la révélation de cette vidéo sur le site Là-bas.org.

Des images de vidéosurveillance, d’une durée de près de six minutes, montrent ce gardien de la paix menottant puis frappant au sol un homme qui devait être jugé en comparution immédiate pour vol.

Le parquet de Paris avait dans la foulée ouvert deux enquêtes confiées à l’IGPN : une première pour «violences par personne dépositaire de l’autorité publique» et «faux», dans laquelle est mise en cause le policier, et une seconde pour «introduction frauduleuse dans un système automatisé de données» en raison de l’extraction et de la diffusion des images de vidéosurveillance. La garde à vue du policier a été prolongée pour une durée de 24 heures.

LA VICTIME, AU SOL, FRAPPÉ À COUPS DE PIED

Les faits se sont déroulés le 9 juin selon le site La-bas.org, ce qu’a confirmé une source proche de l’enquête.

La vidéo montre un homme qui semble refuser de retourner dans sa cellule. Après environ 45 secondes de lutte au corps à corps, le gardien de la paix qui l’escorte l’immobilise au sol et le menotte.

Il le ramène violemment jusque dans sa cellule, avant de lui asséner des coups de pied alors qu’il est au sol et menotté, sous le regard de deux de ses collègues arrivés en renfort et qui éloignent ensuite le policier.

Selon le site, créé en 2015 après l’arrêt de «Là-bas si j’y suis», célèbre émission engagée diffusée sur France Inter entre 1989 et 2014, c’est un policier qui leur a transmis la vidéo pour dénoncer ces agissements.

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