Bruxelles : Il avait brisé la mâchoire de sa compagne, 4 ans de prison avec sursis pour l’homme violent

Le tribunal correctionnel de Charleroi a rendu son jugement, ce lundi, dans une affaire de violences conjugales survenue à Carnières. Le prévenu était poursuivi pour deux scènes de coups, la seconde s’étant conclue pour sa compagne par une triple fracture de la mâchoire. Il écope de quatre ans de prison avec sursis pour ce qui excède la détention préventive.

En juillet 2016, Geoffrey C. s’était énervé subitement contre sa compagne parce que celle-ci n’avait pas de cigarette à lui offrir. Il lui avait serré le visage avant de la gifler et de casser tout dans la chambre. Il avait fallu l’intervention de la police pour le ramener au calme. Selon Me Ureel, ce climat de violences perdure depuis toujours au sein de ce couple. «Elle est bien plus jeune que lui et le fréquente depuis qu’elle a 15 ans. Cette chape de plomb, cette domination imprègne ce dossier et je suis persuadé qu’outre les deux scènes qui valent les poursuites, il y a eu d’autres coups portés», a plaidé l’avocat.

Selon le parquet, le 25 décembre 2017, Geoffrey C. est arrivé furieux chez la grand-mère de sa compagne, où cette dernière fêtait Noël. Il avait exigé qu’elle parte avec lui et lui avait porté des coups de poing au visage, lui fracturant la mâchoire en trois. «À l’hôpital, elle a voulu faire croire qu’elle était tombée dans les escaliers. Mais les médecins l’ont prise à part et elle a reconnu être victime de violences conjugales. Elle a des plaques dans le visage qu’elle conservera toute sa vie», a expliqué la magistrate qui a requis une peine de prison ferme, entre deux et cinq ans de prison, tout en rappelant que l’intéressé avait déjà été condamné pour des faits similaires.

Me Poisson, conseil de Geoffrey C., a quant à lui plaidé un sursis probatoire, estimant que la forte imprégnation alcoolique de son client avait engendré ces deux scènes de coups. Selon l’avocat, le prévenu doit traiter son alcoolisme et sa propension à la violence.

Ce lundi, le tribunal a condamné Geoffrey C. à quatre ans de prison, mais lui a accordé un sursis probatoire pour ce qui excède la détention préventive.

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