People – Justice : Maintien en prison de Booba et Kaaris : la décision rendue jeudi

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Les rappeurs Booba et Kaaris avaient été placés en détention provisoire il y a deux semaines à la suite de leur bagarre dans une boutique de l’aéroport d’Orly.

Elie Yaffa et Okou Gnakouri, alias Booba et Kaaris, sauront ce jeudi s’ils restent en prison jusqu’à leur procès prévu le 6 septembre prochain. Les deux hommes contestaient ce lundi devant la cour d’appel de Paris leur placement en détention provisoire, dans l’attente de leur procès pour leur bagarre à l’aéroport d’Orly. L’arrêt de la cour d’appel sera rendu ce jeudi matin. Le parquet, de son côté, réclame le maintien en détention jusqu’à l’audience.

L’audience publique, qui se tenait ce lundi à partir de 13h30, devait examiner les appels de ces deux figures du rap français ainsi que de neuf membres de leurs entourages, également soupçonnés d’être impliqués dans la rixe.

« La détention provisoire ne se justifie pas dans ce dossier. Mon client n’est pas coutumier de ce genre de ce fait. C’est un père de famille, il souhaite rejoindre sa famille », a déclaré à la sortie de l’audience Me Yassine Yakouti, avocat de Kaaris.

Dans une procédure distincte, le tribunal correctionnel de Créteil avait, la semaine dernière, rejeté la demande de mise en liberté de Kaaris, tandis que Booba avait finalement décidé de retirer la sienne. Un proche du rappeur de Boulogne avait, lui, vu sa demande acceptée et avait été libéré.

Ils se rejettent la responsabilité de la rixe

Le 1er août, les deux artistes ainsi que plusieurs personnes de leur entourage s’étaient violemment affrontés dans une boutique de duty-free de l’aéroport d’Orly. En garde à vue, ils n’ont cessé de se rejeter la responsabilité de la rixe, qui avait provoqué des retards sur plusieurs vols et entraîné plusieurs plaintes, dont celles d’Air France et d’Aéroports de Paris. « On ne savait pas qu’on allait croiser Kaaris » à Orly « sinon on aurait changé nos billets d’avion », a assuré le rappeur Booba devant la cour d’appel. « Je regrette ce qu’il s’est passé, et on est prêt à le payer », a-t-il assuré. « L’idée de pouvoir comparaître libre lui importe », a indiqué son conseil, Yann Le Bras.

Ils doivent être jugés le 6 septembre à Créteil pour violences aggravées et vols en réunion avec destruction dans un lieu d’accès aux transports collectifs. Des faits passibles d’une peine allant jusqu’à dix ans de prison.

Avec AFP 

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