Villefranche-sur-Saône : Elles sont jugées pour des violences commises sur des élèves

«Une petite vingtaine d’enfants» de l’école ont signalé «des gifles, des fessées et des secouements».

La pédagogie Montessori, qui repose sur l’éducation sensorielle et kinesthésique de l’enfant, a-t-elle été dévoyée par la directrice et une enseignante d’une école du Rhône ? Ce sera à la justice de le déterminer le 23 avril, puisque les deux femmes seront jugées devant le tribunal correctionnel de Villefranche-sur-Saône (Rhône) pour des violences sur des élèves, a indiqué le parquet.

Après le dépôt de plusieurs plaintes fin 2017 par des parents d’élèves de l’établissement baptisé «Ecole Montessori en Beaujolais», les deux femmes, âgées respectivement de 36 et 25 ans, avaient été placées en garde à vue, ainsi que deux autres membres du personnel de cette école privée hors contrat basée à Villié-Morgon (Rhône), comme rapporté par le quotidien régional Le Progrès selon lequel l’école est actuellement fermée. Ces deux derniers ont été remis en liberté et ne font pas l’objet de poursuites, a précisé le parquet.

L’école n’était pas membre de l’Association Montessori

«Une petite vingtaine d’enfants», scolarisés dans cette école enseignant de la maternelle jusqu’au CM2, ont signalé des violences telles que «des gifles, des fessées et des secouements», a ajouté la même source.

Les deux femmes, qui contestent les faits, sont poursuivies pour violences volontaires sans incapacité sur mineurs par personne ayant autorité. Dans l’attente de leur jugement, elles ont été placées sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer une profession en contact avec les mineurs.

Contactée par l’AFP, l’Association Montessori de France a indiqué que l’école ne fait pas partie de ses membres, tout en précisant que l’adhésion à l’association était « libre » et que de nombreux établissements ne le font pas.

Source AFP via le Parisien

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