Affaire Nicky Verstappen : le suspect accepte d’être extradé vers les Pays-Bas

Les autorités néerlandaises attendent de pouvoir interroger le principal suspect dans la mort du jeune garçon.

Le principal suspect du meurtre de Nicky Verstappen – un jeune garçon de 11 ans, dont la mort avait ébranlé les Pays-Bas il y a vingt ans – arrêté dimanche en Espagne, a accepté d’être extradé vers les Pays-Bas.

C’est le tribunal espagnol chargé de se prononcer sur son extradition qui l’a annoncé ce lundi après-midi. Joseph Brech « a accepté d’être remis aux Pays-Bas », écrit dans sa décision la juge de l’Audience nationale, haut tribunal de Madrid.

Le Néerlandais de 55 ans a été arrêté dans une zone montagneuse près de Castellterçol, à 50 km de Barcelone « alors qu’il sortait couper du bois ». La police espagnole a diffusé ce lundi quelques secondes d’images de l’arrestation, où l’on voit l’homme de dos conduit dans une voiture.

Jos Brech avait de quoi pêcher, un livre sur les plantes comestibles et de la nourriture lyophilisée. Il vivait « dans une tente dans les bois », près d’une maison abritant plusieurs personnes sans domicile fixe, a expliqué au journal De Telegraaf le Néerlandais qui a reconnu Brech sur des photos.

Nicky Verstappen, 11 ans, avait disparu d’un camp de jeunesse dans la nuit du 9 au 10 août 1998 dans la province de Limbourg, dans le sud des Pays-Bas, près de la frontière allemande. Son corps avait été découvert le lendemain soir près du campement. Il avait été agressé sexuellement puis tué. Le suspect travaillait dans ce camp d’été.

Aperçu dans un chalet dans les Vosges

Au moment des faits, la police avait mené des recherches d’envergure, qui n’avaient rien donné. En février dernier, la police du Limbourg avait lancé la plus grande recherche sur l’ADN jamais effectuée aux Pays-Bas : 21 500 hommes âgés de 18 à 75 ans avaient été appelés à donner leur ADN dans six lieux de prélèvement. Mais Brech ne s’est pas présenté et les enquêteurs se sont lancés à sa recherche.

C’est dans l’hexagone que Brech avait été vu pour la dernière fois. Cet expert en survie possède un chalet dans les Vosges. L’ADN prélevé sur place par les gendarmes de la section de recherches de Strasbourg a permis de faire de lui le suspect principal de cette affaire.

Porté disparu par sa famille en avril, le suspect a été arrêté en Espagne « grâce à un témoin qui l’a reconnu après avoir vu sa photo dans les médias ces derniers jours », selon la police néerlandaise.

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