Justice : Un adolescent de 16 ans arrêté après une série de viols commis à Marseille

Un Ivoirien de 16 ans, mineur isolé, a été mis en examen le 13 septembre à Marseille pour trois viols commis sous la menace d’une arme depuis avril dernier. Il a pu être identifié grâce aux empreintes ADN collectées dans le cadre d’une autre affaire.

Les faits semblaient porter la signature d’un prédateur, d’un violeur en série utilisant le même mode opératoire à chaque fois. C’est pourtant à la sortie du lycée que les policiers de Marseille ont interpellé le suspect de trois viols commis dans la Cité phocéenne entre avril et août dernier.

Agé de 16 ans, ce jeune Ivoirien, mineur isolé, a été confondu par ses empreintes génétiques alors qu’il était « en train de monter en puissance »dans ses crimes, selon une source policière citée par Le Point.

La première agression avait eu lieu le 24 avril, peu avant l’aube. Une femme de 58 ans avait été violée dans le 2e arrondissement de Marseille. Deux autres femmes seront ensuite elles aussi victimes -en mai dans le 1er arrondissement et en août dans le 13e arrondissement- d’un individu de petite taille, attaquant de nuit et par derrière des femmes, découpant leurs vêtements avec son couteau avant de les violer. Les enquêteurs ont donc compris qu’ils avaient affaire à un violeur en série.

De l’ADN avait été prélevé suite à la première agression, mais il ne se trouvait pas au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg). Cela n’a cependant pas duré. Car en juin dernier, cet adolescent a été arrêté pour une affaire de vol par escalade. Faute de preuve, il sera libéré, mais pas avant que ne soit effectué un prélèvement génétique.

Un élément qui a permis aux enquêteurs de l’identifier et de procéder, le 11 septembre dernier, à son arrestation. A l’issue de sa garde à vue, il a été mis en examen et placé en détention provisoire.

Le viol sous la menace d’une arme est punissable de 20 ans de prison. En principe toutefois, la peine infligée à un mineur ne peut excéder la moitié du maximum prévu pour un majeur coupable des mêmes faits, donc 10 ans en l’occurrence. Par exception, le tribunal peut ignorer cette règle en raison de la personnalité de l’agresseur ou des circonstances de l’infraction.

Avec AFP 

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