Pau : L’enseignante violente psychologiquement ses élèves, les parents portent plainte

Des parents se plaignent de “violences psychologiques” que la nouvelle enseignante de CM1 ferait subir à leurs enfants depuis la rentrée. L’inspection académique soutient son enseignante, toujours en classe malgré l’enquête pénale.

La situation est très tendue depuis la rentrée à l’école Marca dans le centre ville de Pau. Plusieurs parents d’élèves d’une classe de CM1 (8/9 ans), ont déposé plainte contre l’institutrice, pour “violences psychologiques” sur les enfants. Et cinq enfants de cette classe de 29 ne vont carrément plus à l’école. L’ambiance est plus que lourde dans cette école. 

Plusieurs plaintes pénales

Ce genre de plainte au pénal est très rare pour des violences qui ne sont pas physiques. Les choses ont dégénéré tout de suite, quelques jours après la rentrée. Dès la première semaine, des enfants se sont plaints. Aujourd’hui, environ, la moitié des parents se disent mécontents, à des niveaux différents, de ce qui se passe dans cette classe. 

Ces parents disent que les enfants vont à l’école en ayant peur. Certains se réveillent dans la nuit parce qu’ils ont peur de ne pas savoir leur poésie. Les élèves décrivent des excès de colèrede l’enseignante : des affaires jetées par terre. Des vexations, qui provoquent des pleurs en classe.

C’est une ambiance d’angoisse, de peur. Des enfants qui ont mal à la tête, qui se réveillent à deux heures du matin parce qu’ils ont peur de ne pas savoir leur poésie. Il y a même des enfants qui vomissent. La maîtresse s’est énervée plusieurs fois dans la classe, notamment sur les tables où les affaires n’étaient pas bien en place et elle a balancé les affaires par terre. Ils ont tous été choqués par ces gestes violents — Un père d’élève

L’inspection académique soutient son enseignante

Dès le lendemain des premiers incidents, l’inspection académique a réagi. Un conseiller pédagogique a passé plusieurs journées en classe avec l’enseignante. Pierre Barrière, l’inspecteur d’académie affirme qu’il a encore toute confiance en son enseignante, qu’il considère apte à enseigner. Elle reste en poste. Pierre Barrière dit attendre maintenant la fin de l’enquête judiciaire

Les plaintes déposées font l’objet d’une enquête pénale, dirigée par le parquet de Pau. Des parents et des enfants ont été entendus. L’institutrice va l’être. Cécile Gensac, la procureure de la république de Pau, affirme que sa décision d’engager ou non des poursuites sera prise avant la fin de la semaine prochaine.

Source France Bleu 

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