Meurtre de Maëlys : Nordahl Lelandais change de version, et avoue «plusieurs coups»

Lors de la reconstitution qui a eu lieu lundi soir en présence du suspect, le convoi s’est arrêté longuement dans une zone commerciale jusqu’à présent inconnue de la procédure.

Maëlys est-elle montée de son plein gré dans le véhicule de Nordahl Lelandais, comme l’assurait initialement le suspect ? Comment et où lui a-t-il infligé «la gifle», qu’il affirmait jusqu’à présent être à l’origine de la mort «accidentelle» de la fillette ? Où a-t-il entreposé le corps de la petite victime avant de revenir au mariage ? Quand l’a-t-il déposé dans la montagne ? Le scénario macabre semble se préciser, depuis quelques jours, après des mois de mutisme.

Contrairement à ce qu’il avait initialement affirmé, Nordahl Lelandais a expliqué vendredi avoir donné «plusieurs coups» à Maëlys, a appris Le Parisien, confirmant une information de BFM. Nordahl Lelandais avait été extrait vendredi matin de sa cellule pour être présenté aux juges d’instruction en charge de l’affaire Maëlys et de l’affaire de l’agression sexuelle sur sa très jeune nièce. C’est dans ce cadre qu’il serait revenu une première fois sur ses déclarations. Jusqu’alors, Nordahl Lelandais soutenait avoir tué «par accident» la fillette de 9 ans, enlevée au petit matin d’une fin de noce le 27 août 2017 à Pont-de-Beauvoisin (Isère), en lui donnant une gifle lors d’un trajet dans sa voiture.

Lors d’une reconstitution de la nuit du meurtre, ce lundi, l’ancien militaire aurait une nouvelle fois «coopéré». Le changement de son récit avait conduit les gendarmes vers un lieu encore inconnu dans la procédure : une zone commerciale à la sortie de Pont-de-Beauvoisin. Ce pourrait être le lieu où est morte la petite Maëlys. Les enquêteurs sont restés pendant près d’une heure, entre 22h30 et 23h20, dans une impasse isolée derrière des hangars, à proximité de la rivière du Guiers.

L’autopsie de la fillette avait révélé plusieurs fractures

Ensuite, selon ses dires, il aurait repris la route qui mène au domicile de ses parents, à Domessin, en Savoie. Il a alors raconté s’être arrêté un peu plus loin et avoir constaté que la petite fille était morte. La suite diffère également de sa première version, détaille BFM : il aurait ensuite déposé le corps au bord d’un chemin isolé toujours à proximité de la maison familiale, et non dans une cabane en bois comme il l’avait affirmé depuis sept mois. Il aurait également affirmé être retourné à la salle des fêtes où la disparition de Maëlys avait été constatée, pour se forger un alibi. Plus tard, il dit être reparti, n’aidant pas pour les recherches, afin de déplacer le corps de Maëlys.

L’autopsie de la fillette avait révélé plusieurs fractures au niveau du crâne, deux autres au niveau de sa mâchoire. Nordahl Lelandais a été mis en examen pour «enlèvement» et incarcéré le 3 septembre 2017 après la découverte d’une trace ADN de Maëlys dans son véhicule, puis pour «meurtre» fin novembre alors qu’une caméra a enregistré l’image de la fillette dans sa voiture puis sans la petite fille sur le chemin du retour, à l’heure de sa disparition.

Avec AFP et LP 

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