Nérac : La mère des fillettes polyhandicapées disparues depuis plus d’un an reste en prison

Il y a un an, la disparition de deux fillettes polyhandicapées éclatait au grand jour. Après douze mois, les magistrats ont décidé de maintenir la mère en détention.

La disparition de Nawal et Inès à Nérac (Lot-et-Garonne), deux fillettes polyhandicapées âgées de 12 et 13 ans, avait été signalée dés la mi-mars de l’année dernière sur le site Interpol.

Les fillettes introuvables

Il y a un an, au cœur de ce mois de septembre, une opération d’envergure menée par les enquêteurs scientifiques et les gendarmes a été menée au domicile de leur mère à Nérac où de nombreux prélèvements avaient été effectués.

Les environs de la maison ont été passés aussi au peigne fin lors de cette opération. Même la rivière située en face de la maison familiale a été sondée.

Placée en détention provisoire en septembre 2017

La mère de famille a été placée en détention provisoire depuis le 20 septembre 2017.

Mise en examen pour délaissement d’enfant, elle a vu les faits requalifiés en homicides volontaires en ce début d’année. Et ce après un travail minutieux mené par les enquêteurs qui n’ont pas retrouvé trace des deux fillettes polyhandicapées au Maroc (où la mère dit les avoir emmenés) ou l’Espagne (là où elle aurait transité).

Hospitalisée quelques temps

Pourtant, jusqu’à ce jour, la mère de famille reste plongée dans un mutisme total. Selon nos informations, elle avait quitté l’établissement pénitentiaire pour être admise dans un service médicalisé spécifique. Depuis, cette quadragénaire a regagné la prison. 

Pas plus tard que la semaine dernière, une audience s’est tenue à la chambre d’instruction. Logique dans le calendrier judiciaire puisque cela fait un an qu’elle a été placée en mandat de dépôt. Les magistrats ont décidé de faire de la maintenir en détention. Un appel a été formulé par son avocate Me Sophie Groleau. 

Demandes de remise en liberté rejetées

Depuis douze mois, plusieurs demandes de remises en liberté ont été refusées. L’enquête se poursuit notamment pour lever le mystère sur cette double disparition et savoir ce que peut cacher ce lourd silence maternel.

Rappelons dans cette affaire que le père des deux fillettes s’est porté partie civile. Il est représenté par Me Sylvie Brussiau. Enfin, l’association La Mouette a été désignée administrateur ad hoc pour défendre les intérêts des deux fillettes.

Christophe Cibola Le Républicain Lot-et-Garonne


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