Les pompiers des Pyrénées-Atlantiques ont fini par craquer et porter plainte. Justine, une jeune femme habitant les environs de Pau, leur a passé des centaines d’appels téléphoniques malveillants. Malgré plusieurs rappels à l’ordre et une peine de prison, la jeune femme a récidivé.

« Depuis le début de l’année, une jeune femme a passé plusieurs centaines d’appels au 18 pour des fausses alertes ou simplement pour passer du temps au téléphone », a expliqué un porte-parole des pompiers, précisant que le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS 64) avait fini par déposer plainte.

Près de 4000 « faux appels »

L’affaire a été révélée vendredi par le quotidien Sud Ouest, selon qui la jeune femme âgée « tout juste de 21 ans » aurait passé ces trois dernières années, « près de 4000 » faux appels au 18.

Elle a déjà comparu quatre fois devant la justice qui l’a condamnée à des peines de travaux d’intérêt général, de la prison avec sursis, des obligations de soins, et finalement de la prison ferme, pour les mêmes faits. Mais sitôt sortie de prison début août, note le journal, elle a repris ses appels, au risque de bloquer les lignes.

Une visite des locaux organisée en vain

« Quand il y a demande de secours, on est obligé d’intervenir, et dans le doute, nous avons très souvent engagé une équipe sur place » à la suite de ces fausses alertes, a-t-on expliqué au SDIS 64.

Les pompiers ont même tenté, mais en vain, de ramener à la raison cette harceleuse multirécidiviste, en lui faisant visiter les locaux du SDIS.

« C’était une manière pédagogique de la sensibiliser au travail des opérateurs pour lui faire comprendre que ses appels empêchaient la bonne marche des secours », a précisé le pompier. Le SDIS 64 a finalement déposé plainte au début de l’été. Le parquet de Pau n’a pas souhaité s’exprimer sur ce dossier.

Avec AFP 

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