Un an après le meurtre d’Alexia Daval, le prêtre de la basilique de Gray, en Haute-Saône, a évoqué dimanche le souvenir de la jeune femme, devant ses parents. Visages fermés, le père et la mère de la jeune femme, dont le mari Jonathann est le suspect numéro un du meurtre, se sont assis au deuxième rang de la basilique, au côté de quelque 200 personnes pour la messe dominicale.PUBLICITÉ

« Depuis un an, votre vie est exposée aux passants »

A la demande des parents de la jeune femme, le père Laurent Bretillot, qui avait prononcé l’homélie aux obsèques d’Alexia le 8 novembre, a ajouté le nom d’Alexia aux attentions de messe, puis il s’est adressé à Isabelle et Jean-Pierre Fouillot.

« Depuis un an, la famille d’Alexia est à l’écoute, devant les bruits assourdissants. Ils nous ont demandé de les accompagner dans une simple messe. Depuis un an, votre vie est exposée aux passants sans ménagement », a-t-il déclaré.

A l’issue de la cérémonie, les parents d’Alexia sont sortis de la basilique sans dire un mot, les yeux rougis, mouchoirs à la main. La soeur d’Alexia et son mari, Grégory Gay, qui habitent à Paris, n’étaient pas présents.

Des aveux puis une rétractation

Jonathann Daval avait signalé la disparition de son épouse le 28 octobre 2017. Le corps partiellement brûlé de la jeune femme avait été retrouvé dans un bois deux jours plus tard. Lors des obsèques de la jeune femme et d’une marche blanche, son mari était apparu effondré, soutenu par ses beaux-parents.

Interpellé fin janvier, il avait finalement avoué avoir étranglé son épouse au cours d’une dispute. Avant de se rétracter et d’accuser son beau-frère d’être l’auteur du crime. 

La cour d’appel de Besançon a rejeté mardi la nouvelle demande de mise en liberté de Jonathann Daval, qui a fait face pour la première fois depuis sa mise en examen aux parties civiles.

Avec AFP

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