Lelandais : la thèse du « tueur en série » s’éloigne !

 Sur les 800 dossiers déjà examinés, ils ont annoncé cette semaine qu’aucun élément ne rattache Nordahl Lelandais aux disparitions ou meurtres non élucidés.

Lelandais et la cellule Ariane

Suite à l’arrestation de Nordahl Lelandais, les gendarmes, enquêteurs, proches de disparus avaient ouverts la cellule Ariane, en janvier 2018.

7 enquêteurs avaient alors pour mission de réétudier les dossiers des victimes sous l’angle de la piste de Lelandais. 9 mois plus tard, alors qu’ils ont scrupuleusement décortiqué la vie du meurtrier, et sur les 800 dossiers déjà traités, ils « n’ont pas trouvé d’éléments » permettant de rattacher l’assassin du caporal Noyer et de la petite Maëlys aux autres affaires.

Lelandais et les rencontres « fortuites »

Pour les enquêteurs, Lelandais, 35 ans, « semble avoir agi à l’occasion de rencontres fortuites. Il n’y a pas de fil conducteur. Il n’avait pas prévu de rencontrer Maëlys lors de ce mariage, il a croisé Arthur Noyer après une soirée. Ce n’est pas quelqu’un qui a planifié ses actions. Par contre, il s’organise après ».

En mars dernier, l’association ARPD (Assistance et Recherche de Personnes Disparues) comptabilisait 19 cas de disparitions mystérieuses qui pourraient, selon elle, avoir un lien avec le meurtrier.

Jean-Philippe Lecouffe, sous-directeur de la police judiciaire de la gendarmerie nationale expliquait sur Europe 1 : « on prend toutes ces affaires avec beaucoup de sérieux. Notre préoccupation constante, ce sont les victimes et leurs familles. Alors à chaque fois que des informations nouvelles nous sont apportées sur une disparition inexpliquée, on prend les dossiers, on les travaille ».

Sans vouloir remettre en cause la parole de ce professionnel, si l’on fait une moyenne, il y aurait eu 202 jours travaillés par les enquêteurs depuis la mi-janvier, sans compter les vacances. Toujours d’après nos estimations, près de 4 affaires seraient étudiées puis écartées par jour.

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