C’est une macabre découverte qu’a faite Émilie Sarazin, lorsqu’elle a repris une agence de pompes funèbres d’Arras, dans le Pas-de-Calais: selon La Voix du Nord, elle y a découvert un sac rempli d’ossements.

Mais le pire restait à venir: après avoir prévenu la police, celle-ci a identifié les restes humains. Il s’agissait d’Émile Lucas, un ancien gendarme, décédé 10 ans plus tôt… et dont le fils avait dissimulé la mort pour percevoir sa pension de retraite.

Le sac mortuaire dans lequel le corps d’Émile Lucas avait été abandonné gisait dans une serre, située à l’arrière des locaux. 

Émile Lucas est mort en avril 2008. Mais en mai 2009, les policiers étaient passés chez lui à la demande d’un de ses fils, qui s’inquiétait que son père ne donne plus de nouvelles. C’est ainsi que l’enquête avait permis d’établir qu’un autre fils du gendarme avait caché sa mort, pour toucher sa pension. Il avait perçu indûment 27913 euros, et avait été condamné pour ces faits à 6 mois de prison pour escroquerie. 

En revanche, il n’avait pas été jugé pour recel de cadavre. Le corps de son père avait été retrouvé sur son lit, à l’état de squelette. Pas d’autopsie, mais aucune trace de coup n’avait été détectée. Le fils avait exprimé ses regrets, son incompréhension face à ses propres actes, au tribunal.

Dix ans plus tard… le corps n’a donc jamais été inhumé, aucune cérémonie n’a eu lieu. “Il y a eu un raté quelque part, au moins une négligence de la part des pompes funèbres”, assure une source policière. 

L’enquête devra aussi déterminer pourquoi aucun des enfants du gendarme décédé ne s’est inquiété de son “parcours” funéraire. Et pourquoi la société de pompes funèbres a conservé le corps.

D’après DL 

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