Kristy Watson, une femme de 20 ans, s’est plaint d’enflures au visage, aux mains et aux pieds, de vision floue et de maux de tête invalidants à son médecin alors qu’elle était à 26 semaines de grossesse. Le médecin l’a retournée chez elle en lui disant que tout cela était normal. Les symptômes ont continué pendant des semaines. 

Puis, à 32 semaines, Kristy a appris qu’elle souffrait de pré-éclampsie et que son fils Kaycen était mort dans son ventre. 

La pré-éclampsie (appelée aussi toxémie gravidique) est une hypertension artérielle gravidique (HTA) qui apparaît dans la deuxième moitié de la grossesse (après 20 semaines d’aménorrhée), associée à une protéinurie, explique Wikipédia. Le terme pré-éclampsie fait référence au fait qu’il s’agit d’une condition clinique qui, lorsqu’elle n’est pas prise en charge, peut évoluer vers l’éclampsie, laquelle se manifeste par l’apparition de convulsions et constitue une situation d’urgence vitale.

« Ce ne sont pas des mots que vous voulez entendre, surtout pas aussi loin dans votre grossesse. Je savais qu’à partir de 26 semaines, quelque chose n’allait pas. A cause du gonflement horrible dans mes pieds, mes mains et mon visage, des maux de tête qui ont duré des semaines, de la vision floue, de la tension artérielle qui montait et qui descendait, je savais que ce n’était pas simplement des “symptômes de grossesse” normaux. Mais après de nombreuses visites chez le médecin, des allées et venues à l’hôpital – même en essayant de contacter un autre hôpital pour un deuxième avis, on m’a dit que c’était tout à fait normal », a raconté Kristy. 

La jeune femme en est presque morte. 

« Si seulement ils avaient fait une échographie ce jour-là […] s’ils avaient fait une analyse de mon sang pour voir à quel point mon sang était vraiment toxique à ce stade. Cela n’aurait peut-être pas changé le résultat de ce qui s’est passé, mais je ne le saurai jamais. Je ne veux pas jouer le jeu du blâme.

Mais être tellement négligée et avoir l’impression de ne pas être écoutée par les gens qui avaient la vie de mon enfant entre leurs mains et d’avoir été abandonnée de cette façon n’est pas quelque chose que je souhaiterais à mon pire ennemi. » 

« Je veux que les gens connaissent mon histoire pour qu’ils sachent quand leur instinct leur dit qu’il y a quelque chose qui ne va pas qu’ils doivent lutter pour obtenir des réponses … pour s’assurer qu’ils sont écoutés. Parce que je dois maintenant rentrer chez moi dans une maison remplie de tout ce dont j’avais besoin pour élever mon petit garçon incluant un berceau vide dans lequel mon fils n’a jamais pu dormir, avec des livres que je n’ai jamais pu lui lire, voir sa tenue préférée je n’ai jamais pu lui mettre parce que je n’ai pas été entendue. Je rentre chez moi les mains vides, le cœur brisé au point qu’il faudra beaucoup de temps pour guérir. Je ne veux pas que cela soit considéré comme une faute de qui que ce soit. Je veux que les gens sachent ce que j’ai vécu et empêcher qu’une telle chose ne se reproduise. S’il vous plaît écoutez votre corps. » 

Laisser un commentaire