Environ 300 personnes se sont réunies samedi soir à Lens devant l’endroit où le corps du jeune Théo, adolescent de 14 ans, a été retrouvé mort début novembre dans un local industriel désaffecté, cinq mois après sa disparition, a constaté l’AFP. La justice enquête désormais pour homicide volontaire.

«Je voulais remercier tout le monde qui est là ce soir pour mon fils Théo. Je remercie beaucoup les personnes qui ont participé aux recherches et aux cagnottes sur internet. Merci !», a déclaré le père de Théo, très éprouvé, au début de cet hommage rendu dans une rue de Lens située à environ un kilomètre du centre-ville. La mère, présente également tout comme ses deux frères aînés, n’a pas souhaité répondre aux journalistes.

L’adolescent de 14 ans avait disparu dans la nuit du 26 au 27 mai: revenu chez lui vers 05h30 après une soirée dans une boîte de nuit, il avait ensuite raccompagné un ami jusqu’à son domicile. Il n’est jamais rentré chez lui.

Le 2 novembre, un groupe de jeunes qui visitait le site difficile d’accès d’une ancienne boulangerie industrielle désaffectée, à quelques dizaines de mètres du domicile de Théo, ont découvert dans l’une des pièces le corps de l’adolescent.

Durant cette cérémonie de deux heures, qui a eu lieu par un froid glacial, beaucoup d’habitants du quartier et de jeunes n’ont pu retenir leurs larmes lors de la diffusion de plusieurs chansons, dont Le paradis blanc de Michel Berger ou Hallelujah de Jeff Buckley, et à l’occasion d’un lâcher de ballons blancs.

Sur la façade de la boulangerie industrielle, une banderole « Théo, un ange parti trop tôt » a été placardée. On pouvait voir également de nombreux bouquets de roses et des inscriptions à la mémoire de l’adolescent.

«On est tous unis pour Théo, on est tous là. Pourquoi on lui a fait ça ? Tout le monde se pose cette question», a déclaré à l’AFP Marina Plachez, habitante de Lens et organisatrice ce l’évènement

«Théo était un peu foufou, il aimait bien s’amuser, on le connaît tous comme ça mais non, ce n’est pas un accident. Il n’aurait pas été assez immature pour monter (sur le toit et tomber accidentellement, ndlr), ce n’est pas possible», a-t-elle ajouté.

Une autre habitante du quartier, Catherine, espère elle aussi que justice soit faite. « Ca reste un traumatisme. Les gens veulent savoir ce qui s’est passé ! »

Avec AFP 

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