Attaque de Strasbourg : le tireur, fiché S, était déjà recherché

L’homme qui a ouvert le feu dans les rues de la ville alsacienne mardi soir a été identifié

Un policier patrouille à Strasbourg, après la fusillade du 11 décembre 2018. AFP/Sébastien Bozon

 Agé de 29 ans, il est fiché S depuis 2016 en raison de ses liens avec des milieux islamistes.

L’homme qui a ouvert le feu, mardi soir, dans les rues de Strasbourg, tuant trois personnes et en blessant onze, a laissé dans sa fuite à bord d’un taxi quelques éléments-clés sur sa personnalité.

Après trois affrontements avec des militaires de Sentinelle et des policiers, il a été identifié comme un homme de 29 ans, fiché S en 2016 en raison de ses liens avec des milieux islamistes strasbourgeois.Selon nos informations, Chérif C. est né en février 1989, à Strasbourg. Il serait originaire du Hohberg, dans le quartier de Koenigshoffen, précisent les Dernières nouvelles d’Alsace.

« Très défavorablement » connu de la police, selon les mots de Christophe Castaner, le suspect est connu pour des faits de droit commun, en France mais aussi en Allemagne, où il est également activement recherché. Il a été condamné dans les deux pays et « a purgé ses peines ». Selon les DNA, il aurait notamment écopé de deux ans de prison, dont six mois ferme, en 2011, pour agression avec arme, à savoir des tessons de bouteilles.

Une enquête pour tentative d’homicide

Selon une autre source proche de l’enquête, il avait été signalé par la DGSI lors d’un passage en prison où il s’était fait remarquer pour des violences et son prosélytisme religieux. Avant son passage à l’acte, le fuyard était déjà recherché pour un « vol à main armée », selon une source proche du dossier, une autre source évoquant une « tentative d’homicide ».

Mardi matin, plusieurs hommes ont été interpellés par les gendarmes dans le cadre d’une enquête pour tentative d’homicide. Chérif C. étant absent, il n’a pu être arrêté. Les gendarmes ont découvert chez lui des grenades.

Se sachant recherché, l’homme a-t-il basculé dans un « périple meurtrier » ? Si ses motivations précises restent à établir, le parquet antiterroriste a estimé les indices suffisants pour ouvrir une enquête pour « assassinats et tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

Avec AFP 

Laisser un commentaire