Kevin Vanneste : Plus d’un an de disparition , et aucune trace

Cela fait 1 ans que Kevin Vanneste a disparu, le 16 septembre dernier, pendant son séjour en Corse. L’ouverture d’une enquête par le parquet d’Ajaccio n’a pas, pour l’heure, permis de retrouver la moindre trace du jeune Belge âgé de 31 ans.

Aujourd’hui le 09 Octobre c’est son anniversaire, et sa famille ne pourra le fêter avec lui. Une situation dramatique pour sa famille qui continu de se battre pour continuer les recherches pour retrouver Kévin.

Les services de gendarmerie en charge des investigations travaillent à partir des maigres éléments dont ils disposent, notamment le témoignage du prêtre bastiais, le dernier à avoir vu Kevin avant qu’il disparaisse sans laisser aucune trace, sans donner non plus le moindre signe de vie. Les gendarmes sont également dans l’attente du retour de toutes les réquisitions sur les transports qui, à partir de l’île, aurait pu conduire ailleurs le jeune ressortissant belge. Ce dernier aurait-il quitté la Corse ?

Ce scénario semble peu probable pour celui qui, la veille de sa présence à Bastia, semblait totalement dépourvu de moyens financiers au point d’être incapable de payer son repas dans un restaurant bonifacien. Le comportement marginal, qui a visiblement été le sien, a révélé par ailleurs un état de fatigue très prononcé.

Extrait Facebook

Il éclaire également aujourd’hui sur les tourments qui font de lui un individu fragile. Le décès brutal d’un frère il y a quelques années, puis celui de sa grand-mère maternelle au début 2018, l’ont considérablement affecté au point qu’il ne parvient pas à faire son deuil, plongeant de temps à autre dans des périodes psychologiquement difficiles.

Conscient de son état et de ses difficultés à faire face, Kevin considère que le contact avec la nature est pour lui le remède le plus efficace. Fort de cette conviction, il a entrepris ce voyage en Corse pour réaliser son rêve, celui de faire le GR 20, sans pour autant prendre le temps de se préparer malgré une bonne expérience de la randonnée et de l’escalade, profitant avant tout d’un vol bon marché, d’un tarif conforme avec ses faibles ressources, mais aussi en phase avec ses idées d’une existence basée sur la solidarité plus que sur le pouvoir de l’argent.

Sa famille à Calenzana, en quête d’informations

Entre le 14 et le 16 septembre, Kevin aurait malheureusement une fois encore été exposé, au-delà de sa fatigue physique, à ses instants de trouble profond qui l’ont conduit jusqu’à une église bastiaise, en proie au doute sur ses capacités à se lancer sur le GR 20.

Sa rencontre avec ce prêtre lui aurait fait du bien, au point de lui redonner de l’énergie et de le ramener vers son projet initial. En prenant congé de celui qui l’avait accueilli et écouté, en lui laissant son sac et son téléphone portable pour partir les mains vides, où s’en est allé le jeune Belge ?

Cette question, les enquêteurs se la posent encore, tout comme la maman de Kevin arrivée dans l’île dimanche soir en compagnie de trois proches qui s’efforcent de l’aider.

Ce groupe venu de Belgique s’est d’abord rapproché, dès lundi, des gendarmes de la Brigade de recherche de Porto-Vecchio. Depuis lors, Lilium Velghe et ses amis n’ont qu’une idée en tête : sans se déconnecter de l’enquête, essayer de faire avancer les choses de leur côté au contact de la population et des réseaux sociaux. Hier soir, ils étaient à Calenzana, extrémité nord du GR 20, seule piste supposée à explorer. Ce matin, ils ont prévu d’apposer des affiches un peu partout sur la commune pour faire mieux connaître le visage de Kevin, en espérant qu’un témoin se souviendra de son contact avec un jeune homme blond, plutôt ouvert et sociable.

Sans aucune certitude pour autant d’être sur la bonne piste.

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