Etats-Unis: Un élu dénonce des “défaillances” après la mort d’une Guatémaltèque de 7 ans

Un élu des Etats-Unis a dénoncé mardi une “série de défaillances” après s’être rendu au Nouveau-Mexique, à la tête d’une délégation pour enquêter sur la mort d’une fillette guatémaltèque de 7 ans après avoir été interceptée par des garde-frontières américains.

Jakelin Caal était entrée illégalement sur le territoire américain avec son père Nery, 29 ans. Ils venaient d’un village reculé de la communauté maya situé dans le nord du Guatemala. Elle est morte le 8 décembre d’un choc septique à l’hôpital d’El Paso, au Texas.

“Série de défaillances très perturbantes”

“Nous apprenons aujourd’hui (qu’il y a eu) une série de défaillances très perturbantes dans la manière dont l’état de la fillette a été traité”, a dit à la presse Joaquin Castro, un représentant démocrate du Texas qui a visité un centre géré par les garde-frontières (CBP) à Lordsburgh, au Nouveau-Mexique.

“Le problème a commencé quand le CBP a violé la loi et n’a pas notifié le Congrès dans les 24 heures du fait que Jakelin était morte pendant qu’ils la détenaient”, a déclaré Joaquin Castro.

D’après lui, sur les 150 kilomètres séparant l’endroit où les migrants ont été arrêtés et Lordsburgh, il n’y avait personne à bord du véhicule qui aurait pu fournir des soins médicaux.

Profond émoi

La mort de Jakelin a été révélée jeudi soir par le quotidien Washington Post et de nombreuses voix se sont élevées pour demander pourquoi les autorités étaient restées muettes pendant près d’une semaine.

Le décès de la fillette a suscité un profond émoi, alors que près de 15.000 mineurs non accompagnés sont détenus dans des structures d’accueil sous-dimensionnées aux Etats-Unis.

Le débat est vif dans le pays sur la politique de “tolérance zéro” face à l’immigration illégale prônée par le président Donald Trump, qui veut ériger un mur à la frontière mexicaine.

Les autorités américaines ont ouvert une enquête administrative sur le décès de la fillette et ses conclusions seront rendues publiques.

Avec AFP 

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