“Gilets jaunes” : le mouvement doit-il se poursuivre après les fêtes ?

L’exécutif se veut “vigilant” et affiche sa “détermination à ramener l’ordre” face à la “radicalisation” d’une partie des “gilets jaunes”. 

L’exécutif qui affiche sa “détermination à ramener l’ordre” face à la “radicalisation” d’une partie des “gilets jaunes”, espère une trêve à l’occasion des fêtes de Noël et du Nouvel an.

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“On a toujours la même vigilance pour que les Français puissent passer les fêtes dans de bonnes conditions”, ajoute l’Elysée, précisant que le président Emmanuel Macron “se tient informé”, “passe Noël en famille et prend quelques jours pour se reposer”.

Le chef de l’Etat a annoncé le 10 décembre une série de mesures pour répondre au mouvement des “gilets jaunes” contre “l’injustice fiscale” qui s’est exprimé partout en France et parfois avec violence, acceptant de revenir sur la taxe carbone et annonçant notamment la défiscalisation des heures supplémentaires ou l’exonération élargie de la hausse de CSG pour des retraités.

“Que cessent les provocations”

“Nous avons (…) annoncé un certain nombre de mesures, qui seront mises en oeuvre dès le 1er janvier 2019”, a rappelé Edouard Philippe. Il y aura “un grand débat pour que l’ensemble des Français, y compris ceux qui pendant longtemps se sont estimés moins représentés, plus éloignés du débat public, puissent dire quelles sont leurs attentes”.

Mais, “ce débat et le fonctionnement de nos institutions exigent un retour à l’ordre” et “que cessent les provocations”, a-t-il poursuivi, ciblant “ces déclarations parfois empreintes d’antisémitisme, ces violences, cette volonté de casser, d’attaquer délibérément les forces de l’ordre”.”Je ne confonds pas ceux qui manifestent de cette façon et ceux qui pacifiquement expriment des revendications”, a toutefois nuancé Edouard Philippe.

“Une grande violence”

Mais, selon lui, “au fur et à mesure qu’il dure, ce mouvement se traduit par une radicalisation d’une grande violence”. Les déclarations du Premier ministre suivaient sa rencontre avec des policiers pris à partie samedi 22 décembre sur les Champs-Elysées par des manifestants, qui ont poussé à terre l’une de leurs motos et jeté des pavés et trottinettes sur les agents. L’un d’eux a brièvement dégainé son pistolet.

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a de nouveau dénoncé lundi 24 décembre les dégradations de permanences d’élus LREM, comme “l’acte odieux” qui a visé celle du député Guillaume Chiche à Niort. De nombreux “gilets jaunes” dénoncent ces débordements, appelant à éviter “l’amalgame” avec leur mouvement contre la hausse des taxes et la baisse du pouvoir d’achat.


1 thought on ““Gilets jaunes” : le mouvement doit-il se poursuivre après les fêtes ?

  1. Oui mais en restant centrés sur les revendications prioritaires. Ric et baisse des taxes , de toutes les taxes. Ne pas se disperser pour rester crédibles.

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