Cadavre de femme sans tête, ni dents, ni mains : le suspect clame son innocence

Le corps calciné d’une femme avait été retrouvé le 10 décembre 2011 en bordure de voie ferrée à Villebon-sur-Yvette, dans l’Essonne. Le cadavre n’avait plus de tête, de dents ni de mains.

Durant plus de six ans, la victime n’a jamais pu être identifiée. Ce n’est qu’à la fin de l’année 2017 que l’affaire a été relancée suite à des expertises effectués sur des scellés. 

Sur le sac retrouvé à proximité du cadavre, une empreinte digitale a été découverte. Il s’agit d’un homme, connu des services de police pour outrages, rebellions et délits routiers. 

L’ADN d’un autre homme, connu de la justice, a été extrait des parties intimes de la défunte. 

Rapidement, les enquêteurs ont trouvé le lien entre ces deux hommes : Souad Boubou, une femme d’une quarantaine d’années qui vivait dans le Val-de-Marne. Le premier était son mari, l’autre était son amant. 

Des vérifications ont été faites et Souad Boubou est bien le corps sans tête de Villebon. 

Rapidement les soupçons se sont portés sur l’époux. Ce dernier n’avait jamais signalé la disparition de sa femme. Et, deux mois avant la macabre découverte, il avait été placé en garde à vue pour avoir frappé son épouse en pleine rue. 

Mais ce dernier clame son innocence. Cet homme de 49 ans est libre sous contrôle judiciaire mais reste soupçonné du meurtre de son épouse Souad. 

“On est sortis ensemble moins d’un an. On s’est mariés car elle avait peur d’être expulsée. Mais elle s’est mise à boire, à se droguer… Ça n’allait plus. Un jour, poursuit-il, elle faisait du tapage dans un bar. Je suis venu la récupérer, j’ai voulu la faire monter en voiture, on s’est battus… La police est arrivée” témoigne le mari. 

Après, il explique avoir rompu définitivement avec elle. “Elle m’a ensuite dit par téléphone qu’elle partait avec son nouveau compagnon en Allemagne, elle m’a même appelée de là-bas quelques jours plus tard. Puis plus rien.” rajoute-t-il. 

Il n’a jamais signalé sa disparition car, pour lui, c’était fini entre eux. 

Ce n’est qu’en 2014 que Mohamed a cherché à divorcer. Il a fait des démarches mais il ne pouvait rien faire sans l’accord de Souad, introuvable. Sans, pourtant, s’imaginer qu’elle a pu véritablement disparaître. 

Quant à l’empreinte digitale découverte sur le sac-poubelle, il explique qu’il mettait toujours le linge dans des sacs pour aller à la laverie. 

“Elle a été mutilée, brûlée. C’est horrible ! Je ne souhaiterais même pas ça à mon pire ennemi. Je suis en train de payer pour quelqu’un d’autre. C’est un monstre qui a fait ça, et il est dehors…” conclut-il. 

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