Les secouristes russes ont retrouvé mardi un bébé de dix mois vivant sous les décombres de l’immeuble dévasté la veille par une explosion de gaz qui a fait au moins sept morts dans l’Oural, en Russie. Le sinistre, qui a eu lieu alors que les températures sont glaciales, a fait également des dizaines de disparus. Il s’agit d’un petit garçon qui s’appelle Vania, a indiqué un porte-parole du ministère russe des Situations d’urgence, cité par l’agence officielle TASS.

“La mère du bébé est vivante. Elle est venue à l’hôpital et a reconnu son fils”, a-t-il précisé.

Le bébé a été retrouvé peu après que les secouristes, qui se sont efforcés toute la nuit de retrouver les dizaines de disparus, ont dû interrompre temporairement leurs recherches mardi matin, en raison des risques d’effondrement du bâtiment. Le petit garçon a survécu aux températures qui sont descendues dans la nuit jusqu’à moins 27 degrés Celsius, selon l’agence TASS.

“Les secouristes ont entendu quelqu’un pleurer. Le bébé a été sauvé grâce à son berceau et au fait qu’il était enveloppé dans une couverture chaude”, a expliqué le gouverneur de la région de Tchéliabinsk, Boris Doubrovski, sur Telegram.

1.100 personnes habitaient l’immeuble

Une partie de cet immeuble de dix étages s’est effondrée dans l’explosion survenue tôt lundi, dans la ville industrielle de Magnitogorsk, dans la région de Tchéliabinsk, à quelque 1.700 kilomètres à l’est de Moscou, dans les montagnes de l’Oural. Près de 1.100 personnes habitaient ce bâtiment en béton de 10 étages construit en 1973, à l’époque soviétique. L’explosion a complètement détruit 35 appartements et en a endommagé 10 autres. Les résidents restés sans abri ont été évacués vers une école voisine.

L'immeuble touché par une explosion au gaz à Magnitogorsk, dans l'Oural, en Russie, photographié le 1er janvier 2019
STR, AFP – L’immeuble touché par une explosion au gaz à Magnitogorsk, dans l’Oural, en Russie, photographié le 1er janvier 2019

Mardi matin, le ministre russe des Situations d’urgence, Evguéni Zinitchev, a annoncé une suspension temporaire des recherches en raison d’un “risque réel d’effondrement d’une partie de l’immeuble”. “Il est impossible de continuer à travailler dans ces conditions”, a déclaré  Zinitchev. Selon lui, les travaux pour stabiliser les murs pourraient prendre jusqu’à 24 heures, les équipes de secours démantelant le bâtiment de l’extérieur, suspendus à des grues.

Après une nuit de recherches, les autorités ont indiqué mardi avoir retrouvé les corps de sept victimes, tous des adultes. Six personnes, parmi lesquelles un garçon de 13 ans, ont été retrouvées vivantes, et 37 personnes restent portées disparues. Le président Vladimir Poutine s’est rendu lundi immédiatement sur les lieux où l’explosion a laissé des centaines de résidents sans abri.

Les enquêteurs ont ouvert une enquête criminelle sur l’accident. Le service russe de sécurité (FSB) a confirmé que l’explosion était le résultat d’une explosion de gaz. Les explosions de gaz meurtrières sont relativement communes en Russie, car la plupart des infrastructures remontent à l’époque soviétique et les normes de sécurité sont souvent ignorées.

Avec AFP

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