Le « Jack l’Eventreur chinois » a été exécuté

Il était surnommé « Jack l’Eventreur chinois ». L’auteur des meurtres atroces de 11 femmes et fillettes en Chine, tuées en l’espace de quatorze ans, a été exécuté jeudi 3 janvier, a annoncé la justice chinoise.

Le tribunal de la ville de Baiyin (province du Gansu, nord-ouest de la Chine), qui avait condamné à mort Gao Chengyong en mars 2018, a annoncé l’exécution sur le réseau social Weibo. La Cour suprême chinoise a approuvé l’exécution, a précisé le tribunal.

L’homme, âgé de 54 ans, avait avoué ces crimes, commis entre 1988 et 2002 dans le Gansu et la région autonome de Mongolie intérieure (nord). Il a été condamné pour homicides volontaires, viols et atteintes à l’intégrité des cadavres.

Gao Chengyong s’en prenait à des jeunes femmes souvent vêtues de rouge, les suivant jusque chez elles pour les violer et les tuer, souvent en les égorgeant. Sa plus jeune victime avait 8 ans.

Mutilations 

Le tueur avait mutilé plusieurs femmes. Il leur avait ôté des parties du corps, dont l’appareil génital de certaines d’entre elles, avait précisé le « Quotidien de la jeunesse de Pékin » en 2016, lors de son arrestation.

Ce mode opératoire lui avait valu le surnom de « Jack l’Eventreur chinois » dans plusieurs médias du pays, en référence au meurtrier de prostituées dans l’est de Londres à la fin du XIXe siècle.

« Les motivations de l’accusé étaient ignobles, ses méthodes extrêmement cruelles, la nature de ses actes abominable », avait souligné le tribunal lors de sa condamnation.

L’enquête policière avait piétiné pendant des années.

Identifié par hasard

Le meurtrier « a une perversion sexuelle et hait les femmes », avait déclaré la police en 2004, lorsqu’elle avait pour la première fois établi le lien entre les différents meurtres, offrant une récompense de 200.000 yuans (27.000 euros) pour toute information.

Gao Chengyong avait été identifié par hasard, après qu’un membre de sa famille, arrêté pour un délit mineur, eut vu son ADN prélevé par la police.

Les enquêteurs avaient alors noté des similitudes avec l’ADN du tueur recherché depuis vingt-huit ans, et ordonné des tests pour des hommes de la famille.

Avec AFP

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