Emmanuelle Amar, scientifique du Registre des Malformations en Rhône-Alpes (REMERA), qui a rendu publics les cas précédents, explique

La science estime qu’une ATMS se produit lors d’une naissance sur 10 000. Il y a 27 000 naissances par an dans les Bouches-du-Rhône, donc avec trois agénésies par an, on est déjà au-dessus du nombre total attendu. Mais, en plus, là elles se produisent dans un rayon de 30 km. C’est une affaire très sérieuse

Elle avait enregistré huit cas d’agénésie transverse des membres supérieurs (ATMS) dans l’Ain entre 2009 et 2014.

AUCUNE CAUSE IDENTIFIÉE

Quant à Agnès Buzyn, ministre de la Santé, son entourage politique a fait savoir Au Parisien, qu’elle suivait “de près le dossier” et qu’une enquête devrait logiquement être lancée. Par ailleurs, le ministère a fait également savoir

 De la même manière que des enquêtes ont été diligentées dans l’Ain, le Morbihan et en Loire-Atlantique, tous les nouveaux clusters (cas groupés, ndlr) doivent être investigués sur la base d’informations concordantes, suivant une méthodologie précise, et permettant d’en tirer des conclusions scientifiques.

Ce sont les familles elles-mêmes qui ont lancé l’alerte auprès de l’association.

Les données ont été transmises à Santé Publique France

explique Emmanuelle Amar. Mais quelle peut-être la cause de ces malformations ? Pour l’instant aucune cause certaine n’a été identifiée mais ce qui a été relevé est que cette zone géographique est connue pour son activité pétrochimique. Plusieurs études ont conclu à une hausse des cancers et autres maladies dans cette zone très polluée.

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