Condamné en 1996 à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’assassinat de sa famille, le faux médecin de l’OMS avait fait une demande de libération conditionnelle.

Jean-Claude Romand reste en prison. Le tribunal d’application des peines de Châteauroux, saisi d’une demande de libération conditionnelle déposée par cet homme aujourd’hui âgé de 64 ans et condamné à la perpétuité pour l’assassinat de cinq membres de sa famille, a décidé de rejeter cette demande. “En dépit de son parcours d’exécution de peine satisfaisant, les éléments du projet présenté et de sa personnalité ne permettent pas, en l’état, d’assurer un juste équilibre entre le respect des intérêts de la société, des droits des victimes et de la réinsertion du condamné”, précise le parquet de Châteauroux.

L’histoire de Jean-Claude Romand a défrayé la chronique judiciaire. Pendant plus de 15 ans, cet homme s’est inventé des diplômes et une expérience professionnelle en mentant à sa famille et ses amis. Cette vie de mensonge a débuté avec son inscription en école de médecine où il ne passera jamais la deuxième année. Pourtant, il va s’installer avec son épouse Florence près de la frontière suisse. Car Jean-Claude Romand va faire croire à tous qu’il est médecin à l’Organisation mondiale de la santé, à Genève.

Condamné à la réclusion à perpétuité

Chaque matin, le père de famille partait de son domicile pour soit-disant aller travailler. Il n’a jamais pris ni la direction de Genève, ni celle de l’université de Dijon où il prétendait également enseigner. Au lieu de ça, Jean-Claude Romand a passé de longues heures à lire des livres de médecine. Pour assumer un train de vie bourgeois, l’homme a arnaqué des membres de sa famille qui lui ont confié de l’argent pour des prétendus placements fructueux en Suisse.

En 1993, Jean-Claude Romand est sur le point d’être démasqué. Le 9 novembre, il assassine sa femme en lui fracassant le crâne avec un rouleau à pâtisserie avant de tuer d’un coup de carabine ses deux enfants de 7 et 5 ans. Après, il s’est rendu au domicile de ses parents où il les exécute d’une balle dans le dos. Il a feint un suicide en mettant le feu à son pavillon avant d’être secouru par les pompiers. En 1996, il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.

Depuis cette date, Jean-Claude Romand a purgé sa peine à la maison d’arrêt de Saint-Maur. Depuis le début de son incarcération, Jean-Claude Romand travaille pour le service des archives sonores de l’INA, l’Institut national de l’audiovisuel. Il a également suivi des études d’ingénieur en informatique. Sa demande de libération examinée en septembre dernier avait été renvoyée en raison de vérifications complémentaires. Le 11 janvier dernier, lors d’une nouvelle audience, la justice avait décidé de rouvrir les débats. Jean-Claude Romand est libérable depuis 2015.

Laisser un commentaire